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Conférence Florinda-Omega

Conférence de Florinda Donner - Omega institut – mai 1995

 

         Sous une tente géante, une foule de 450 à 500 personnes s’est rassemblée sur des chaises pliantes. Il y eut des applaudissements lorsque les membres du clan de Castaneda entrèrent et s’assirent en face de la première rangée. La minuscule Florinda Donner-Grau, avec des cheveux blonds coupés courts, s’assis sur l’imposante estrade qui la suréleva et, regardant la gigantesque tente, elle fit remarquer que voir tout ceci lui donnait l’impression qu’ils étaient au cirque. Cela lui rappelait la première fois où elle avait rencontré don Juan et son groupe. Elle avait eu la sensation qu’ils faisaient partie d’une espèce de troupe de saltimbanques.

 

        Florinda, qui portait un haut noir sur un chemisier blanc à large col, présenta ensuite les autres membres du groupe de Castaneda, incluant Taisha Abelar, les trois chacmools, et trois individus auxquels elle se référa comme aux « nouveaux gardiens » (des chacmools et du groupe) : Fabrizio Magaldi, Talia Bey, et une Afro-américaine nommée Michelle, qui indiqua qu’elle n’avait pas encore de nom de famille [plus tard elle se fit appeler Rylin DeMaris]. Florinda nous dit aussi que Carol Tiggs n’était pas encore arrivé.

 

        Florinda s’excusa auprès de tout ceux qui ne savaient qui ils étaient. Elle expliqua qu’ils étaient les disciples originels de don Juan. Ils avaient tous étaient incorporés dans le monde des sorciers plus de 25 ans auparavant. Ils avaient eu une longue période d’incubation, incluant 10 ans avec don Juan, et 10 ans de plus avec la vieille Florinda. Elle affirma que c’était parce qu’ils étaient de complets imbéciles.

 

        Les sorciers avaient tenté de modifier leur sempiternelle réponse aux enseignements des sorciers : « Je ne comprends pas ». Les sorciers avaient du leur montrer qu’il n’y avait rien à comprendre. Castaneda avait d’interminables exemples de « compréhension », car il était le plus agressif et le plus porté à la verbalisation.

        Don Juan expliquait qu’en essayant de « comprendre », ils tentaient seulement de décrire des processus. Elle affirma que ce qu’ils avaient appris c’était que les êtres humains ont accès à de formidables possibilités en terme de changements énergétiques, qui n’endommagent pas le psychisme. Les sorciers avaient certaines croyances, que leurs apprentis les comprennent ou pas.

 

        Don Juan, auquel Florinda se référa comme au « vieux nagual », avait 15 cohortes – 10 femmes et 5 hommes. Il avait aussi quatre noms différents, quatre personnalités différentes, quatre humeurs différentes, et quatre directions différentes. Il leur apprit des séries de choses qui constituent « le chemin du guerrier ». Elle expliqua qu’un nagual a une configuration énergétique double, lui donnant la capacité d’entrer dans d’autres royaumes d’énergie. Lorsque la fluidité perceptuelle d’une telle personne s’accroît, elle peut guider un groupe en tant que nagual.

 

        En interrompant la continuité régulière de la vie, d’immenses zones d’énergie deviennent accessibles. L’énergie s’ouvrit à Castaneda lorsqu’il sauta dans l’abîme. Ils ne comprirent pas eux-mêmes ce qui s’était passé : ils le virent sauter, et Castaneda refit surface dix heures plus tard à Westwood, dans son appartement, à l’intersection entre Westwood Boulevard et Wilshire Boulevard.

        Aucun d’entre eux ne prétend comprendre ce qui s’est passé. Elle argua que s’il n’avait pas sauté, ou s’ils avaient été hypnotisés par don Juan, alors il lui aurait fallut deux jours rien que pour rejoindre Mexico depuis l’endroit où il avait sauté.

 

        Florinda déclara que Carol Tiggs avait disparu pendant 10 ans, réapparaissant à la librairie Phoenix, après avoir essayé de trouver le clan pendant des mois. Elle ajouta qu’ils utilisaient des processus semblables à ceux qui sont employés par les gens ordinaires (comme tomber amoureux).

 

        Les naguals peuvent interpréter leurs nouvelles perceptions parce qu’ils ont perdu la conscience du moi – lorsque leur conscience s’est accrue. « Bien sûr, commenta t-elle ironiquement, récemment sont apparus à peu près 200 naguals, tous auto déclarés. Il y a environ trois semaines, Castaneda reçut une lettre. Cette lettre disait : ‘Cher Vieux Nagual, si j’étais à vos côtés, je vous embrasserais comme un frère. Il est temps pour vous de vous retirer et de faire place aux jeunes – parsemée de phrases dans un horrible espagnol – signé : Le Nouveau Nagual Don Alonzo’. 

 

        Partout dans le monde, il y a de nouveaux naguals – en Argentine, en Russie, en Europe de l’est. Il y a même une nouvelle femme nagual. »

 

        En décrivant cette lettre, Florinda fit une digression et ajouta : « Carlos ne lit plus comme une personne ordinaire. Il dort sur des piles de livres toute la journée, car son foie et sa rate ont été habitués à absorber de lourds tomes philosophiques. Ses jambes et ses chevilles lisent des thrillers. Malheureusement, il n’a aucun endroit dans son corps pour lire les lettres. Son pénis ne lit pas du tout ; il ne peut même pas lire Playboy avec. »

 

        Elle dit qu’elle et Carol Tiggs avaient un jour placé un paquet de lettres sur son postérieur, alors qu’il était endormi. Lorsqu’il s’était réveillé, il avait dit qu’il avait très mal dormi ; il avait senti que des alligators, des serpents et des barracudas étaient en train de lui mordre les fesses. Elle dit que sa tête n’était bonne qu’à lire des magazines – Time, Der Spiegel, et Hola. Donc, Florinda lisait les lettres à sa place.

 

        Les femmes, à cause de leur utérus, ont une plus grande capacité que les hommes à lire, mais ne peuvent le faire que quelques pages à la fois.

 

        « Malheureusement, nous avons détruit tant de livres de cette façon, qu’à présent, nous lisons comme tout le monde. La prémisse pour lire de cette façon est le silence intérieur. Le seuil individuel de temps requit pour atteindre le silence intérieur afin de percevoir l’énergie directement diffère selon les individus. » Le seuil de Florinda est de 8 minutes.

 

        Florinda déclara qu’ils devaient tous obéir à Kylie : « Kylie ne laisse pas Taisha raconter ses histoires parce qu’elles font pleurer tout le monde. Elle ne laisse pas Castaneda regarder la télé ou boire du café, et ne laisse pas Carol manger parce qu’elle grossit. Mais elle me laisse faire tout ce que je veux. C’est parce que nous sommes toutes les deux ‘Baltiques’ – de la même planète. »

 

        Don Juan a laissé un héritage de possibilités infinies. Il les a emmené au-delà du royaume de la stupidité et les a formé à être des navigateurs pragmatiques dans la mer de l’inconnu. Tous les trois vont nous raconter des histoires illustrant ce fait, car cela ne peut être transmis qu’au travers d’histoires – « Loin de l’œil de l’Aigle ».

 

        Les hommes et les femmes naguals sont les seuls êtres capables de montrer la voie. Ce sont des êtres qui sont si sobres et si calmes, ayant mis de côté leur conscience du moi, qu’ils peuvent voyager en faisant face à l’inconnu. Par le terme « guide », ils ne veulent pas dire que le nagual est un dictateur, mais plutôt qu’il y a quelque chose « d’énergétique » qui dirige le groupe.

 

Le chemin du guerrier

 

        Trois principes de base sont utilisés comme fondation pour reconstruire les constructions ou les conventions de l’ordre social existant :

 

        (1) Nous sommes des perceveurs, qui ne peuvent construire qu’en percevant. Florinda dit que don Juan répétait cela sans arrêt – la raison d’une telle répétition était que les principes sont finalement acceptés à un niveau corporel, de même que notre conditionnement précédent a été accepté comme une vérité corporelle.

 

        (2) Lorsque nous essayons de percevoir, il y a beaucoup d’obstacles, car dans la vie de tous les jours nous ne percevons pas, nous interprétons. Par exemple, nous interprétons, à partir de ce que nous voyons à présent, que nous sommes sous une tente. Les sorciers savent que l’interprétation est la base de ce que nous faisons avec les données sensorielles.

        Les philosophes l’ont très bien compris intellectuellement. Edmund Husserl, un philosophe allemand, disait que pour arriver à la vérité nous devons mettre en parenthèses la signification et suspendre le jugement, c’est-à-dire, cesser d’interpréter. Quand les étudiants de Husserl lui demandaient comment accomplir cela, sa réponse, en allemand bien sûr, était : « Comment pourrais-je le savoir, bande d’enculés ? Je suis philosophe bordel ! »

 

        (3) Les sorciers savent comment suspendre le jugement et comment revenir ensuite.

 

        Le vieux nagual était extrêmement pragmatique et était différent avec chacun d’entre eux, en termes de technique et d’humeur. Avec Florinda, il était concret et obscène. Il lui disait qu’à chaque fois qu’elle voyait la vieille Florinda, celle-ci était nue. Jouant sur la façon dont, dans le monde de la vie quotidienne, nous percevons tous les gens comme des êtres vêtus, Florinda affirma que les sorciers peuvent apparaître complètement habillés même lorsqu’ils sont complètement nus. Ils portent un manteau ou un drap d’énergie.

 

        La vieille Florinda avait l’habitude de se promener dans ce qui semblait être une robe de soie, ce qui en soit scandalisait Florinda, et don Juan s’avança une fois vers elles et demanda à la vieille Florinda de se déshabiller. La vieille Florinda répondit : « Tout ce que vous désirez », et elle apparut aussi nue que superbe. Don Juan dit à Florinda : « Régale-toi blondinette. » Puis il lui demanda où était la robe, mais il n’y en avait pas. La vieille Florinda était simplement nue.

 

        Don Juan fit la même chose avec Castaneda, mais Castaneda pensait toujours qu’il existait vraiment une robe physique ; Il pensait que c’était parce qu’il était tout le temps si affairé à cacher ses érections que cela leur donnait suffisamment de temps pour cacher la robe. 

 

         Florinda déclara qu’elle faisait maintenant la même chose avec les chacmools. Renata Murez était arrivée dans sa chambre, très nerveuse, le soir précédent vers 18h. Florinda ne portait rien, mais Reni l’avait vu entièrement vêtue.

Nous ne voyons pas que parmi nous, il y a des êtres de couleur « chocolat noir » en forme de cloche ou de bougie – Les êtres inorganiques - avec qui nous coexistons, qui se déplacent énergétiquement à une vitesse plus lente que la notre.

        Ce n’est qu’au travers du rêve que nous pouvons suffisamment équilibrer notre énergie pour les voir. Un jour, à Los Angeles, Florinda était en train de faire du repassage, complètement nue, elle pratiquait la robe d’énergie, lorsqu’elle sentie une chose duveteuse glisser entre ses jambes. Elle pensa qu’elle avait laissé la porte ouverte et qu’un chien errant était entré, mais bien sûr, il s’agissait un être inorganique.

 

        « Une fois que nous réalisons que nos interprétations sont en fait un acte d’intention, nous sommes également prêts à voir le monde comme un acte d’intention ou magique. Par exemple, la Maison Blanche. Ce que nous voyons vraiment depuis le trottoir d’en face est une structure rectangulaire, mais nous investissons dans cette image tout ce que nous avons absorbé de notre culture. Pour les sorciers, c’est un acte magique, et nous faisons cela avec tout ce qui nous entoure.

 

        « Les sorciers intentionnent juste de nouveaux mondes. L’acte d’intentionner est très pragmatique, cela leur permet de naviguer dans cette mer de la conscience. Les sorciers savent ce qu’ils font et ils peuvent annuler leur système habituel d’interprétation. C’est seulement un acte temporaire, mais cela leur donne accès à quelque chose d’inconcevable. On peut réintégrer à nouveau le monde de tous les jours, mais on est plus jamais le même. »

 

        « Carol Tiggs a récemment été absorbée par l’acte de se souvenir. Elle et Castaneda sont une seule et même personne ; ils peuvent annuler leur système d’interprétation avec beaucoup de facilité, et nous emmener en dehors de ce monde. Lorsqu’on fait cela, au début, généralement on voit des images, comme dans un film, et ensuite on se retrouve entièrement dans un autre monde. »

 

        D’après eux, il devrait être complètement inutile d’anthropomorphiser afin d’avoir une compréhension de tout ce que nous percevons, mais ils se demandent maintenant si nous ne sommes pas condamnés à interpréter pour toujours le monde de la façon que nous connaissons.

 

        « Durant leurs voyages, Castaneda et Carol Tiggs ont trouvé des êtres très similaires à ceux de notre monde. Ils glanent une autre énergie et en ce moment, ils sont très concernés par cette histoire d’interprétation. Carol est très cool à ce propos, mais Carlos est plus direct, disant que : ‘Lee Marvin a peur.’  C’est une des expressions favorites de Castaneda, relevée dans le titre d’un article du magazine Esquire qui l’a interpellé. »

 

        Elle commença ensuite l’explication classique de l’œuf lumineux et du point d’assemblage.

 

        Florinda déclara : « Ce qui est arrivé à Carol Tiggs et Castaneda est qu’ils ont bougé leur point d’assemblage en dehors de l’œuf lumineux, et ils sont en train d’explorer un monde basé sur une position du point d’assemblage se trouvant en dehors de l’œuf lumineux, encore que ce monde leur apparaisse très similaire à celui-ci.

 

        « L’œuf lumineux est relié à la Terre, et quand le point d’assemblage se déplace au-delà, la perception change de façon drastique. Ils ne savent plus ce qu’ils perçoivent. Une fois qu’ils ont solidifié leur point d’assemblage, ils commencent à réinterpréter ce qu’ils perçoivent comme quelque chose de semblable au monde que nous connaissons. Leur frayeur est qu’ils semblent être condamnés à interpréter ce nouveau monde – qui est en dehors de la tradition de don Juan – comme si c’était notre monde.

 

        « Les êtres inorganiques peuplent un monde parallèle au notre. Ils sont une conscience qui n’est pas rattachée à un être mais à une concentration énergétique. En rêvant, les sorciers ont de formidables interactions avec eux. Les rêves sont des sas qui permettent aux sorciers d’interagir avec les êtres inorganiques. Nous employons les êtres inorganiques pour nous emmener vers de nouveaux niveaux de conscience.

 

        « La présence des êtres inorganiques est automatique ; quand nous vidons notre esprit des pensées, ils s’attachent aux sorciers avec le même genre d’affection qui nous attache à nos animaux domestiques. Puis les sorciers commencent à construire l’idée des êtres inorganiques en l’image d’une créature qu’ils connaissent dans ce monde. »

 

        Un jour, alors que Florinda était en train de conduire avec Taisha pour aller en cours, dans leur van VW à Los Angeles, une vieille femme s’accrocha à la portière. Elles accélérèrent pour la semer, mais la perdirent en tournant dans la rue Olympic, où il y avait plus de lumières. Don Juan ria lorsque Florinda décrivit la femme comme très vieille, avec des dents crochues et une haleine horrible.

 

        Il lui dit : « Je pense que tu as senti l’odeur de son pet », commentant sèchement aux autres personnes présentes dans la pièce que quiconque court à cette vitesse doit nécessairement être en train de péter. Il demanda même à l’assemblée : « Ne devait-elle pas avoir besoin de lâcher de gros pets ? » et ils acquiescèrent tous solennellement. Plus tard, un « ami inorganique » se montra, c’était un mélange entre un chat et un lapin, avec les dents les plus horribles qui soient. Don Juan dit à Florinda d’arrêter d’anthropomorphiser les êtres inorganiques, parce que sa fixation sur les dents était malsaine. 

 

        Florinda déclara qu’il y a aussi de l’énergie configurée en faisceaux que l’on peut ressentir comme un vent doux ou errant. Elle expliqua que le vrai vent contient de l’air chaud doublé d’une masse d’air froid, par opposition à quelque chose perçu comme du vent mais qui n’en est pas. Don Juan dit a Castaneda que la seule façon pour lui de percevoir la différence entre cette énergie et le vrai vent était de marcher pieds nus. Elle affirma que Castaneda déambulait pieds nus dans le chaparral parce qu’il avait des pieds vierges et intacts. 

 

        Florinda déclara que don Juan avait emmené Taisha et Florinda dans les collines, et leur dit qu’elles devaient enlever leurs vêtements et s’étendre contre un rocher. Une fois que le vent serait venu, elles devaient rejoindre la vieille Florinda en bas de la colline. Florinda attendit, mais bien sûr il n’y avait pas de vent. Elle avait abandonné et était sur le point de partir, lorsqu’elle sentit une énorme force énergétique entrer dans le trou entre ses jambes, la faisant hurler et rouler dans les aires, jusqu’en bas de la colline.

 

        Don Juan était en train d’attendre en bas avec la vieille Florinda, et ils stoppèrent le vent. Ils hurlèrent de rire en la voyant. Elle leur dit qu’elle avait été violée par le vent, et leur tapa dessus. Don Juan lui dit que si elle avait agit correctement, elle aurait appris quelque chose.

 

        Ce genre de vent n’arrive pas qu’aux sorciers – une amie de Florinda, une professeur de littérature espagnole à Los Angeles, prenait un jour un bain, quand quelque chose l’attrapa et la fit rouler en bas des escaliers. Sa robe se souleva et ses cris réveillèrent sa sœur, qui était aussi sa colocataire. Plus tard, sa sœur la décrivit comme étant allongée par terre, gémissant de plaisir. La femme dut aller en thérapie car elle affirmait qu’elle avait été « prise par le vent ».

 

        Florinda ajouta : « Rien de ce que nous percevons n’est bon ou mauvais, c’est juste de la perception. »

 

        Un de leurs amis (Tony Karam, le chef de Casa Tibet au Mexique) prit une photo d’un « voladore » – un flyer – durant un événement à Teotihuacan. C’était un événement bouddhiste, organisé aux pyramides à l’occasion de l’équinoxe de printemps. Du à l’intention des 100 000 personnes réunies là, ils croient que d’une certaine façon, le flyer s’est quelque peu « anthropomorphisé ».

 

        L’ami en question prit trois photos, mais ne développa que la seconde et en fit un agrandissement. Il découvrit sur la photo une forme humaine en train de sauter ou de voler. Il se dit que Castaneda saurait ce que c’est. Castaneda avait été choqué parce que cela s’avéra être exactement comme la description de don Juan.

 

         Don Juan appelait les flyers « les gardiens du poulailler » – expliquant que nous sommes les poulets des flyers. Ils dévorent notre conscience comme nous le faisons avec les poulets. Notre conscience devrait couvrir notre œuf lumineux entier comme une cape en plastique transparente. Mais les flyers ont mangé notre conscience jusqu’à nos doigts de pieds.

        Florinda déclara que la première fois qu’elle avait entendu cela, elle avait pensé : « Et alors, ils n’ont mangé que nos doigts de pieds ! » Quand elle voulait raconter ses rêves à don Juan, il lui disait « Amorcito (ce qui pour elle signifiait qu’elle avait un problème), ne te fatigue à me raconter tes rêves, parce que tu es juste en train de parler depuis tes doigts de pieds. »

 

        Une fois que notre niveau de conscience s’accroît, la perception s’accroît. « La conscience s’élève avec la discipline – des efforts sans pitié avec votre ego pour éradiquer le je, je, je et le moi, moi, moi. Toute la conscience dont nous sommes capable est l’autoréflexion, qui se trouve au niveau de nos doigts de pieds. »

 

         Une des façons d’élever la conscience, que le clan de Castaneda a été capable de voir, est à travers la pratique de la Tenségrité. Ils ont vu au travers des trois chacmools qu’il est possible de changer pour les gens. Entre eux, ils peuvent raconter des histoires sur leur entraînement, mais ils ne savent pas exactement comment le changement est survenu.

        Florinda affirma que les membres du clan de Castaneda n'étaient pas les professeurs ni les gourous des chacmools : « Les chacmools doivent le faire toutes seules, et à un niveau corporel, elles ont été capables d’atteindre un haut niveau de conscience. Don Juan disait que lorsque notre conscience s’accroît, nous réalisons que nous sommes des êtres qui vont mourir. Cela nous donne l’impulsion de rechercher la liberté totale. »

Notes de Corey Donovan

Publié à 12:50 le 9 mai 2007 dans Omega Institut
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