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Remarques personnelles :
Durant le séminaire, Carlos mentionna que l’homme qui l’avait conduit jusqu’à don Juan était mort peu après, et il dit que don Juan avait ‘vu’ que l’homme était sur le point de mourir. Cela avait été le premier d’une série de ce Carlos dit avoir été un grand nombre de signes et de découvertes, qui avaient conduit don Juan vers l’inévitable conclusion que Castaneda était le dernier de la lignée.
Ainsi, c’était là, dès le début, et cela ne pouvait pas être attribué à de quelconques actions ou à la personnalité de Carlos, c’était don Juan qui avait fait cette découverte, très longtemps avant.
Carlos nous dit cela au début du séminaire, disant : « Don Juan a lut dans mon énergie que j’étais le dernier de sa lignée…c’est la condition naturelle de l’ordre que d’avoir une fin. »
Et parce que c’est la fin, il a une intense volonté de donner la connaissance à autant de personnes possible, donc tout ne s’arrête pas avec lui.
Il fut révélé publiquement dans Le Don de l’Aigle que don Juan savait que Carlos n’avait pas la bonne configuration énergétique pour un homme nagual et, à cause de cela, il ne pouvait pas conduire le groupe qui avait été réuni pour lui. Au cours du séminaire, Carlos dit que don Juan savait alors que l’Esprit avait déposé devant lui le dernier maillon de la chaîne.
Carlos a dit que son intention et celle de don Juan pour la fin de cette lignée était comme une ‘explosion toujours ouverte’. Maintenant, en y repensant, cela a toujours été évident. En témoigne la longue série de best-sellers qui sont sans précédent dans le monde de la sorcellerie. Depuis le début, Carlos a créé une énorme ouverture dans ce monde.
Carlos a rapporté que derrière cette évidente expression se trouvait don Juan, qui lui avait fait écrire les livres comme un acte de sorcellerie. Mais pourquoi les avoir publié partout ? Pour les quelques-uns qui pourraient sauter sur l’occasion d’avoir une occasion. Et ainsi, il était bien connu depuis des années que Carlos était le dernier maillon.
L’Esprit avait parlé, et la tâche que donna don Juan a Carlos reflète clairement ce qui a été dit : « Donne-le aux masses. »
Durant le séminaire, Carlos relata que puisque don Juan savait qu’il était le dernier, il avait déversé sur lui tout ce qu’il avait. Et, par extension, Carlos l’a déversé sur nous. D’abord avec tous ces livres, et maintenant avec la Tenségrité. La Tenségrité est tout à fait en accord avec cette poussée, avec cette tentative de partir ‘dans une explosion’. C’est quelque chose qui ne fut jamais tenté auparavant. Et si ça fonctionne, ce sera du jamais vu. A un certain moment, il s’interrogea à voix haute : « Qui sait, nous pourrions faire des choses que même don Juan n’a jamais rêvé. »
On nous a dit au séminaire que la Tenségrité était un portail. Une porte. Si vous voulez faire une offre au monde des sorciers, c’est une avenue. Carlos dit à ceux qui sont venus : « C’est votre offre. Faire de la Tenségrité, c’est le test. »
Si vous le faites, et si nous parvenions à faire grandir votre conscience, alors il nous trouverait, et il dit clairement que dans ce cas, il serait obligé de faire tout ce qui était en son pouvoir pour nous.
Mais pour traverser cette porte, cela requiert de travailler plus dur que tout ce que nous pouvons imaginer. Carlos rapporta que don Juan disait qu’il devrait se refaire lui-même dix fois pour parvenir à avoir l’occasion d’avoir une occasion.
Par rapport à la pratique quotidienne de la Tenségrité :
Puisque les techniques furent découvertes en rêve, et que l’intention qui leur fut attribuée était de ramener le bien-être du rêve dans la vie quotidienne, il en résulte que la vie de ceux qui pratiquent devient de plus en plus ‘comme le rêve’. Un des effets remarquables de cela pourrait être d’arriver à des états de silence intérieur, car quand on rêve, on est beaucoup plus silencieux.
Carlos mentionna aussi : « Si vous faites de la Tenségrité, les idées les plus dingues vont arriver. »
Je penses que j’ai fait l’expérience plusieurs fois de ce dont il parle. Une façon simple de le décrire serait de dire que quelque chose comme l’attention de rêver commence à fonctionner en conjonction avec notre processus normal de pensée, c’est-à-dire que vous commencez à avoir des laps d’états de rêve alors que vous êtes pleinement éveillé.
Une autre manière de décrire ce dont j’ai fait l’expérience serait de dire que j’ai commencé à me sentir comme si, d’une certaine façon, je m’étendais à l’environnement autour de moi, et je pensais depuis le point de vue d’autres parties de cet environnement, avec d’étranges sensations physiques.
Par exemple, ‘se sentir comme une lampe’ et ‘avoir des pensées pour la lumière s’écoulant autour de moi’, ou ‘se sentir comme l’air’ et ‘avoir des pensées sur la sensation de passer dans un ventilateur’, peut-être sous la forme d’une drôle de petite chanson, ce genre de trucs dingues. Des ‘idées physiques’ expansives. La vélocité de l’éclairage. C’est comme si on fusionnait avec l’environnement. Dès que vous réalisez que cela vient d’arriver, une autre idée arrive.
Il y avait des centaines de personnes qui assistèrent à ce dernier séminaire, et Carlos vint à eux chaque jour pour se ‘déverser’ sur eux, simplement en faisant ce qu’il disait : contournant son mental pour contourner le leur, pour parler avec son corps d’énergie directement aux leurs. Cela a du sens. Il est mortellement sérieux. Il cherche la masse. Il essaye de promouvoir activement cette ‘explosion toujours ouverte’.
Et si ça marchait ! Essayez d’imaginer de quoi seraient capable des centaines de sorciers ! Il nous donna l’exemple des anciennes cités où toute la population était partie dans la seconde attention.
Le Défieur de la mort, qui a prit de l’énergie de leur lignée durant des générations, fini lui aussi par réaliser que Carlos était le dernier de la lignée, et ce fut la raison pour laquelle il fusionna avec Carol (voir la fin de L’Art de Rêver).
Au séminaire, Carlos expliqua que le Défieur de la mort savait que sa source d’énergie arrivait à son terme, et qu’il devait placer toutes ses billes sur eux. S’ils n’étaient pas les derniers, alors pourquoi même le Défieur de la mort aurait fait ses valises et aurait sauté dans le train ?
Dans le dernier chapitre de L’Art de Rêver, don Juan dit à Carlos qu’à cause de ce qu’a fait le Défieur de la mort (offrir à Castaneda le don d’infinités possibilités de rêver), il allait « se retrouver dans une autre époque, dans un autre monde ; un monde plus vaste, toujours ouvert ; un monde où l’impossible pourrait même être réalisable. » Ce temps devrait arriver très prochainement.
La fin de L’Art de Rêver contient d’autres indices à la possible nature de cette ‘explosion toujours ouverte’, quand Carlos dit à Carol : « Je pars en mille morceaux, je sens que je vais pleurnicher sur le sort des gens (…) Je pensais qu’elle allait saisir l’humour de ma déclaration. Mais elle ne réagit pas ; comme si elle était d’accord. » Et à un autre endroit, Carol dit à Carlos : « La peur n’est rien comparée à l’affection. La peur te fait courir comme un fou ; l’amour te fait agir avec intelligence. »
Ces deux citations sont issues du moment où ils sont en train d’avoir ‘l’intention dans la seconde attention’, où Carol dit : « Toi et moi nous nous rêvons nous-même dans un autre temps. Un temps encore à venir. »
Remarquez que cela va tout à fait dans le sens de leurs déclarations actuelles concernant le retour de Carol, qui a ouvert un nouveau domaine d’action.
Ce ‘temps encore à venir’ est celui que nous vivons. Carlos prêche toujours le pouvoir de la peur, mais Taisha a vendu la mèche durant le séminaire à l’institut Omega. Et tout ce que qui venait de chacun d’entre eux reflétait l’affection, une affection étrange et sans pitié.
Et le ‘masque de générosité’ n’était plus un masque.
Notes d'un praticien |