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Interviews, compte-rendus de séminaires et notes sur la Tenségrité et les Passes Magiques


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Séminaire de Tucson 1995

 

 

Dans les coulisses en Arizona

Séminaire de Tucson

 

 

             J’ai vraiment aimé l’énergie de Florinda. Elle était vibrante, stimulante, spirituelle et très chaleureuse par intermittence. Je dis cela parce que j’ai parlé avec un certain nombre de participants, pour avoir leur point de vue, et certains d’entre eux ont trouvée Florinda choquante (elle a secouées quelques vaches fragiles et sacrées), tandis que d’autres l’ont trouvée fascinante – une femme avec qui j’ai parlé a eu une expérience inhabituelle de ‘guérison’ faite sur elle par Florinda le samedi soir et elle en était toute retournée. Florinda partagea quelques faits intéressants à propos de don Juan.

 

         La première fois qu’elle le rencontra, il lui dit : « Nous n’avons pas le temps ». Un an plus tard, il lui dit la même chose ; elle lui répondit qu’il ne racontait que des conneries, et qu’il lui avait déjà dit ça un an avant. Ce n’est que plus tard qu’elle comprit la vérité de ce qu’il disait.  

       

         Lorsque don Juan lui dit qu’il avait perdu sa forme humaine, Florinda lui demanda si cela voulait dire qu’il n’avait plus de pénis, sur quoi don Juan baissa son pantalon et lui en montra un plutôt gros. Le moule de l’homme ne se situe pas au niveau du corps physique mais dans les nomenclatures et les pièges abstraits que nous nous construisons.

         

         Le sujet du célibat fut abordé à plusieurs occasions et cela sembla être quelque chose d’individuel basé sur notre niveau d’énergie et sur l’intention. La sexualité peut devenir une épée à plusieurs tranchants, qui peut nous piéger ou nous libérer. Florinda dit que don Juan était un « vieil homme licencieux ». Carol dit qu’elle avait des organes génitaux et qu’elle s’en servait ; et bien que Taisha n’en parle pas directement, je pense que son livre parle pour elle. Le célibat et le sexe sont des sujets assez déroutants pour beaucoup, mais l’important est d’écouter son voyant intérieur. 

         

         Elles insistèrent sur le fait que nous n’avions pas besoin d’elles ou de Carlos pour nous guider. Nous avons besoin de nous concentrer sur l’intention et la suivre. La récapitulation nous aide à nous libérer de nos pièges et à libérer notre énergie. Comme l’a dit Florinda, nous avons surtout besoin d’arrêter la masturbation mentale, qui caresse le ‘pauvre de moi’, et nous empêche de voir qu’en fait, cela nourrit notre importance personnelle.

           

         Sur la récapitulation, beaucoup de questions furent posées sur la technique et sur la respiration. Carol dit que la respiration était importante, mais que si nous étions en train de conduire notre voiture, et que nous commencions à récapituler en bougeant notre tête de gauche à droite, il était fort probable que nous soyions en train de ‘booster’ notre importance personnelle en nous disant : « Je suis en train de récapituler, je suis au-dessus de tout ça. » C’est un piège. Carol dit que le processus se déroule généralement ainsi : « La première fois que vous récapitulez, vous vous dites ‘ce type est un vrai connard’. Après avoir récapituler un certain temps, vous y retournez et vous dites ‘j’étais un vrai connasse’, puis après un moment, vous pouvez voir avec plus de clarté, sans jugement, et vous pouvez libérer cette énergie qui avait été gâchée par vos précédents jugements et attachements. » 

         

         Nous avons dorénavant besoin d’un nouveau paradigme et d’un nouveau lexique. Carol nous dit que les séminaires étaient aussi nécessaire pour eux que pour nous, parce qu’ils avaient besoin de travailler là-dessus. Florinda insista sur le fait que les femmes ont besoin d’apprendre à coopérer et à ne pas entrer en compétition par rapport aux hommes. Elle donna quelques exemples amusants de comment les femmes entrent en compétition entre elles pour les hommes, et se retrouvent ensuite pour sympathiser quand les hommes ne sont pas dans le coin. Elle ajouta que les hommes doivent nourrir les femmes et leur donner l’espace dont elles ont besoin pour grandir. Elle parla du fait que les femmes sont complètes énergétiquement tandis que les hommes ne le sont pas. C’est pourquoi les hommes sont entraînés à posséder et à contrôler, beaucoup plus que les femmes. Elle se servit de quelques exemples en rapport avec la sexualité pour clarifier ce point.

          

         Dimanche, quelques-uns d’entre nous étaient en train de parler avec Florinda quand un type arriva ; alors elle commença à décrire (en 5 phrases environ) comment ils pourraient partir ensemble, tous les deux ; prendre une chambre, passer un super week-end ; comment il pourrait lui briser le cœur en agissant comme un connard, et puis comment elle le détesterait par la suite. Donc, je devine que nous n’avons pas besoin de partir à deux, maintenant que nous savons ce qui va arriver. Elle se servit de cela pour montrer comment, si nous écoutons notre voyant intérieur, plutôt que nos peurs, nos désirs, ou nos projections, nous pouvons nous libérer des nombreux pièges que nous construisons nous-même.  

        

         Taisha avait une aura très lumineuse. Les différents rôles de traque nous aide à nous libérer de nos attachements à nos rôles. Elle pratiqua le rôle du moine pour l’aider à se détacher de ses attachements religieux. En se déplaçant complètement dans un autre monde, cela nous aide à voir le monde précédent avec plus de clarté. Comme le disait don Juan, chaque description est aussi valide que n’importe quelle autre. En nous libérant de nos mondes du quotidien, nous pouvons devenir plus fluides et nous déplacer entre les mondes. Dimanche, j’ai gardé les yeux sur Taisha et sur son énergie lumineuse et effervescente. Je peux fermer les yeux à présent et la voir clairement, et ressentir son énergie. 

        

         Ainsi, Florinda couvrit le sujet de rêver un nouveau monde, un nouveau paradigme, et fit du bon boulot en secouant notre monde quotidien. Taisha couvrit le sujet de traquer et d’apprendre à changer notre comportement. Si elle a pu le faire sur une aussi grande échelle, nous pouvons sûrement le faire à un plus petit niveau. Comme l’a fait remarquer Carol, nous pouvons par exemple faire la vaisselle quand normalement nous ne le faisons pas, sans en faire toute une histoire, du genre « Tu as vu ce que j’ai fait ! » 

 

 

         Et Carol, la femme nagual, intégrait les deux. Carol fit un numéro d’Elvis Presley « Hound dog », et raconta beaucoup d’histoires (sa démonstration d’Elvis était très réussie). Ses histoires racontaient sa croissance personnelle, qui se fit en dépit d’elle-même, et elle réitéra l’importance d’écouter notre voyant intérieur (ce qui peut sembler difficile, à cause des autres voix) ; d’être responsable pour le monde que nous rêvons actuellement, et de travailler à traquer nos aptitudes comportementales.

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         Sur la question des drogues, Florinda dit que l’utilisation de drogues rendait plus difficile l’accès à la seconde attention à travers le rêve. Un homme dans l’audience dit que d’après ce qu’il en avait compris, don Juan avait dit à Carlos de retourner voir Mescalito aussi souvent que possible. Florinda dit oui, mais à travers le rêve. Elle dit aussi que fumer de la marijuana rendait le corps d’énergie vert. Elles insistèrent toutes sur les dommages causés par les drogues et beaucoup d’entre nous commencèrent à s’inquiéter à propos des irréparables blessures qu’ils s’étaient causés durant les années passées. Finalement, le dernier jour, Carol, remarquant nos peurs, dit qu’il était possible de rectifier cela avec la récapitulation, les non-faires, etc.

         

         Carol Tiggs, parlant du sexe, nous recommanda d’économiser notre énergie, mais que si nous choisissions de ne pas le faire (en s’adressant aux hommes je suppose) de ne pas jouer avec notre machin, ou au moins de « trouver un endroit où le fourrer ».

         

         Quelqu’un demanda si nous devions poursuivre des études académiques afin d’apprendre la sorcellerie et elles répondirent avec un unanime et emphatique : Non ! 

 

         Quelqu’un d’autre demanda si nous devions cesser d'entretenir toute relation avec nos connaissances, notre famille, etc. pour faire de la sorcellerie et Taisha répondit : « Absolument pas, commencez là où vous êtes. »

 

 

 

Notes de deux praticiens

Publié à 09:43 le 7 juin 2007 dans Séminaires de Tenségrité
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