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Une Autre Perspective -Séminaire de Femmes

 

 

 

 

Séminaire de Femmes - Mars 1996

 

 

Une Autre Perspective

 

 

Première Conférence de Carlos Castaneda

 

 

 

        Les chaises avaient été installées comme d'habitude, en demi-cercle autour de la scène. Après une vérification de la sono, les Sorcières, l'Eclaireur Bleu, les Pisteuses d'énergie et d'autres femmes du groupe de Castaneda entrèrent et occupèrent toute la première rangée (là où ils s'assoient toujours), et quelques-unes d'entre elles s'assirent dans la deuxième rangée. Mais, pour la plus grande part, la deuxième rangée était ostensiblement vide - pas d'hommes. Ensuite, d'un pas énergique et rebondit - et avec un grand sourire - Carlos entra et monta sur scène. Après de longs applaudissements, il dit d'une voix affectée, et toujours avec un grand sourire : « Vous ne pensez pas qu'il soit étrange pour un homme de parler aux femmes de leur corps ? » Tout le monde éclata de rire. Puis, Carlos fit quelques déclarations amusantes à propos du fait que c'était pour lui effrayant de ne parler qu'à des femmes. Il étendit ses bras en avant, se pencha en avant, sourie, et scruta l'assistance : « Où sont mes amis ? » (Sous entendu ‘les hommes'.) Nous rimes, particulièrement quand il dit : « Je ne plaisante pas ! »

 

 

        A un certain moment, Carlos dit que dans de précédents séminaires, il avait remarqué que certains hommes essayaient d'être « de gentils garçons et de faire plaisir à papa. » Après avoir dit ça, il se pencha en avant, balaya l'assistance du regard avec intensité et dit : « Mais je ne vois aucune gentille fille ici ! »

 

 

        Carlos continua en définissant les concepts basiques abordés dans beaucoup de séminaires, comme le fait que les humains sont des percepteurs, que nous interprétons l'énergie, que la sorcellerie est une interruption du système d'interprétation, de l'importance des actions pratiques, etc. Il agrémenta tout cela avec quelques histoires très drôles.

        Carlos dit que les hommes veulent une ‘môman' et que les femmes sont socialisées pour répondre à cela. A un moment, il marcha vers l'un des côtés de la scène, ouvrit grand les bras et supplia une des femmes de l'assistance : « Voulez-vous être ma môman ? » La femme fit non de la tête - au grand plaisir de l'assistance. Puis, avec un regard abattu et déprimé, il marcha vers l'autre côté de la scène et couina : « Rejjeeettééé... » Tout le monde ria.

 

 

        La pince du micro de Carlos eut un léger disfonctionnement, et la femme avec des cheveux poivre et sel du groupe de Carlos s'approcha du bord de la scène pour l'aider. Il dut se pencher un peu afin qu'elle puisse ajuster le dispositif. Carlos avait les bras relevés pour qu'elle puisse travailler avec les différentes parties du micro, et il regardait le dispositif tandis que la femme bidouillait dessus. Alors Carlos réalisa que cela donnait un parfait exemple visuel de ‘maman venant en aide au pauvre bébé'. Carlos leva les bras encore plus haut, inclina sa tête, et sourie tout en regardant l'assistance. L'expression de son visage disait : « Vous voyez, c'est comme ça que ça se passe ! » Tout le monde rit.

 

 

        Carlos dit que les mères traitent les garçons différemment. Il y eut un gros ‘bip' sonore à ce moment là, venant de la sono et tout le monde rit. Il dit que les mères ne font pas de plan pour le futur de leurs filles - elles espèrent juste que leur fille se mariera avec un type riche.

 

 

        A un moment, nous avons entendu un bébé pleurer. Cela intéressa beaucoup Carlos et il demanda à l'assistance si ces pleurs venaient de l'intérieur ou de l'extérieur de la pièce. Je regardai derrière moi et vis une femme se lever et emmener une petite fille hors de la salle. Carlos tenta de lui faire un signe de la main pour la faire revenir - à l'évidence, il sentait qu'elle pensait que les pleurs étaient dérangeants. Il dit quelque chose, comme s'il se parlait à lui-même, à propos de l'enfant qui pleurait, que c'était peut-être un genre de signe.

        Carlos raconta sa fameuse blague. Il dit qu'il y avait une blague qu'il trouvait très drôle, qu'il l'avait raconté à un autre séminaire, et il ne pouvait pas comprendre pourquoi personne ne la trouvait drôle. Puis il la raconta à la salle : « Un homme suit un perroquet dans la rue, et le perroquet se tourne et lui dit : ‘Pourquoi tu me suis ?', et l'homme dit : ‘Désolé, je croyais que tu étais un perroquet.' » La réponse à sa blague fut très diffuse. Carlos sourit et balança ses mains comme pour dire « Vous voyez, je vous avais dit que personne ne la trouvait drôle. » Après Carlos marcha vers l'autre côté de la scène et fit comme s'il allait essayer sa blague sur l'autre partie de l'assistance - peut-être que cette partie de la salle la trouverait drôle. Tout le monde rit à ses bouffonneries. Il parla du fait qu'il y avait beaucoup de gens qui discutaient à propos de sa blague sur internet - tout le monde essayait de savoir ce qu'il y avait de drôle.

 

 

        Puis, il dit que cette blague du perroquet parlait de ‘dissonance cognitive'. Pour donner un autre exemple de dissonance cognitive, Carlos raconta l'histoire du fait de cracher. Comment don Juan lui disait, en voyant que Carlos ne crachait pas : « Tu avales ce truc ?! » Par la suite, dit Carlos, il essaya de cracher, et un jour il cracha accidentellement sur une femme, située dans une voiture à côté de lui, qui avait sorti la main pour tourner à gauche. Carlos nous dit qu'il avait finalement dit à don Juan : « Je m'en fous si je meurs ! Je ne cracherai plus ! » Tout le monde rit à gorge déployée. Carlos dit que c'était un exemple de dissonance cognitive pour lui - la tourmente qu'il avait ressenti à propos de cracher ou pas.

 

 

        Carlos parla de la rivalité entre femmes - comment nous sommes socialisées à entrer en compétition pour les hommes. Il expliqua que les hommes sont ‘rares'. Carlos fit un mouvement de rotation avec son doigt. « C'est tout ce que nous sommes - juste ce petit truc. Les femmes sont massives et pérennes. Les femmes sont les véritables acteurs. »

 

 

        Le point d'assemblage, d'après Carlos, a un côté brillant. Chez les femmes, ce côté fait face à l'intérieur, ou est légèrement tourné vers le côté. Chez les hommes, il fait face à l'extérieur. C'est pour cette raison que les femmes peuvent plus facilement atteindre le silence intérieur. Avoir le côté brillant vers l'intérieur signifie que les femmes peuvent couper l'alimentation. Il donna comme exemple le fait que les femmes qui sont abusées dans une relation semblent être capables de tolérer cet abus en ‘se débranchant'.

 

 

        Il dit que les femmes n'ont jamais eu un système qui les supporte en tant que femmes. Quelqu'un demanda si le groupe croyait que les rapports sexuels étaient épuisants. Carlos dit que ce n'était pas tant le sexe lui-même, mais plutôt de faire la cour. Carlos dit que notre race arrivait à son extinction. Quelqu'un demanda pourquoi il s'inquiétait de ce qui pouvait arriver aux êtres humains puisqu'il n'était qu'un petit morceau de l'univers. Il dit avec passion que cela lui importait parce que les humains étaient ses compagnons et parce que nous étions des singes magnifiques. Regardant l'assistance, il dit que si un homme avait été présent, il aurait été ‘avalé'. A un moment, il nous regarda avec un air de crainte et d'estime sur le visage et décrivit ce qu'il voyait : « L'immensité grésillante des femmes. » Il fit un son de grésillement avec sa bouche. Tout le monde rit. On lui posa une question à propos de l'idée de faire un chèque en blanc. Il dit que donner un chèque en blanc n'exigeait pas que l'on soit présent.

 

 

Conférence de Taisha Abelar

 

        Nous étions toutes assises sur le sol, en face de la scène du milieu, attendant la conférence de Taisha. Mais lorsqu'elle entra par l'autre bout de la pièce, il devint évident qu'elle avait pris la décision de parler sur la scène située de l'autre côté de la pièce. Tout le monde se remua afin de se retrouver dans une position où nous pouvions la voir et l'écouter. Au début, il y eut  pas mal de problèmes avec la sono car les enceintes devaient être réarrangées. Pendant un moment, Taisha dut tester la sono et demander à l'audience si elle pouvait l'entendre.

 

 

        Taisha nous dit qu'elle allait nous « tisser une histoire », et nous parler à un niveau profond. Elle dit qu'il y avait quatre filaments dans l'histoire qu'elle allait tisser. [Après la conférence, j'ai demandé à un certain nombre de femmes ce dont elles se souvenaient des quatre filaments. Cela me parut incroyable que presque personne ne s'en souvint, moi inclus. Mais l'opinion majeure était que les quatre filaments étaient - et pas nécessairement dans cet ordre : L'univers est féminin - Nous sommes des êtres qui vont mourir - Les femmes ont une « conscience profonde » - Il y a un univers parallèle : le monde des êtres inorganiques.]

        La conférence de Taisha donna le sentiment d'être cousue main ; une histoire prudemment réfléchie avec une intention explicite. Taisha nous raconta la rencontre avec ses deux amis inorganiques (Globus et Phoebus) à l'époque où elle vivait dans les arbres. Elle dit qu'après la première fois où elle les avait vus, elle recherchait tout le temps les êtres inorganiques, et elle expliqua que cette recherche constante l'empêcha de les revoir durant un certain temps. La deuxième fois qu'elle les vit fut quand elle faisait une sieste sur la branche favorite d'un arbre. [D'ailleurs elle dit que nous pouvions faire la sieste en plaçant nos jambes autour d'une branche, nous allonger en avant, pour se reposer avec le torse sur la branche.] Taisha décrivit la masse des êtres inorganiques comme « des bulles de savon grésillantes. » Elle dit que nous pouvions passer nos mains à travers eux mais que lorsque l'un des inorganiques s'était posé sur elle, elle avait pu ressentir son poids.

 

 

        Taisha dit que lorsqu'elle était redescendu des arbres, après avoir vécu si longtemps dans ceux-ci, elle avait du réapprendre à marcher. Les autres sorciers l'appelaient « la femme singe ». Elle imita sa façon de manger - attrapant des fruits dans les arbres comme un singe et les fourrant dans sa bouche. Après avoir vécu dans les arbres, les sorciers durent lui enseigner comment vivre à nouveau dans le monde ; ils lui apprirent à flirter et à se socialiser. Il y avait deux femmes du clan de don Juan qui avaient été élevées dans le luxe et qui furent de très bons professeurs pour lui enseigner ces domaines particuliers.

 

        Taisha dit que les femmes étaient des tubes - des tunnels.

        Elle dit qu'il y avait deux choses que nous pouvions faire avec les hommes : nous pouvions flirter avec eux comme un acte de folie contrôlée, et nous pouvions les pouponner comme des bébés car ils sont très faibles et fragiles. Elle dit aussi que nous ne devions pas flirter avec les hommes pour les contrôler.

        Taisha, dans sa seconde conférence, parla de la récapitulation. Elle parla d'une femme qui avait un mari, des enfants et un travail, et cette femme était chagrinée de n'avoir pas le temps de récapituler. Taisha nous dit de choisir des choses comme faire la vaisselle pour récapituler durant cette activité. Par exemple, nous pouvions récapituler une chose différente à chaque assiette. Taisha dit que tout le monde faisait grand cas du fait qu'elle avait eu l'opportunité de récapituler dans une grotte, et les gens utilisaient le fait qu'ils n'avaient pas la même opportunité comme excuse pour ne pas récapituler. Taisha dit qu'en vérité, sa récapitulation dans la grotte n'avait pas été si puissante que ça. Elle dit que la plupart du temps elle faisait la sieste et rêvait éveillée.

 

 

 

Conférence de Florinda

 

         Florinda, comme toujours, était très animée et énergique en parlant. Elle fit rire plusieurs fois l'audience à gorge déployée durant sa conférence, particulièrement quand elle parla d'offrir sa chatte au vent. Elle dit que la vieille Florinda était en colère car sa chatte était devenue plus grosse à cause de cela. Florinda dit que le vent n'est pas vraiment le vent mais « un courant d'énergie abstraite. » Je crois qu'elle a dit que la vieille Florinda avait corrigé le vieux nagual lorsqu'il parlait du vent à Florinda comme d'un courant - et la vieille Florinda était intransigeante sur le fait que le vent devait être décrit correctement comme une énergie abstraite et pas juste comme « le vent ».

 

 

        Florinda décrivit la matrice comme un « organe pensant ».

        Florinda dit qu'ils se référaient à don Juan comme au « vieux nagual », pas parce qu'il était vieux mais parce qu'il était le précédent nagual.

 

 

        Puis, elle dit en souriant : « Vous n'imaginez pas tout ce que nous faisons pour que vous nous trouviez mignonnes. » Et elle dit avec énergie : « Pourquoi ne le ferions-nous pas ? Nous sommes des êtres esthétiques. »

        Quelqu'un lui demanda pourquoi cela l'intéressait d'être une navigatrice de l'inconnu et elle répondit avec passion : « Parce que c'est excitant ! »

 

 

        Florinda parla du comportement entourant l'acte sexuel (les comportements sociaux), comme étant plus délétères que l'acte en lui-même.

 

 

        Florinda dit que les séminaires de Mexico et d'Oakland avaient presque tué Carlos. Elle dit qu'ils n'étaient pas guérisseurs - ce qu'ils faisaient c'était voir l'énergie telle qu'elle s'écoule.

 

 

 

 

 

Conférence de Carol

 

 

        En parlant, Carol marchait d'un côté à l'autre de la scène, comme le faisait Carlos. Elle nous dit qu'il y avait eu beaucoup de discussions et de tintamarre parmi le clan de Carlos Castaneda juste avant sa conférence, à propos de détails logistiques et indiqua qu'habituellement ce n'était pas ainsi qu'elle aimait se préparer avant une conférence - elle préférait s'immerger dans le silence. Elle dit que puisqu'il y avait eu des discussions parmi le groupe, elle allait commencer la conférence en racontant une blague - ce serait une bonne façon de commencer. Elle dit que Taisha avait suggéré à Carol, avec enthousiasme, de raconter une histoire drôle à propos des êtres inorganiques. Carol dit, en souriant, que cette blague était très drôle pour Taisha et cela aurait marché pour elle de la raconter mais, d'une certaine façon, elle ne pensait pas que cela allait être bien reçu si elle nous la racontait. Puis elle entreprit de nous raconter la blague quand même. « Combien d'inorganiques faut-il pour changer une ampoule électrique ? Réponse : Aucun - car ils n'ont pas de mains. » Tout le monde rit. [En fait la façon dont elle amena la blague en racontant comment l'idée était venue à Taisha et le petit air taquin de Taisha rendit cette blague hilarante - ce fut un début remarquable.]

 

 

        Rapidement, elle épia l'audience et se demanda à voix haute, et avec un sourire, s'il y avait des « espions » (des hommes) dans l'audience. Immédiatement après qu'elle ait dit ça, tandis que son regard scannait l'audience, son regard se posa soudain sur quelqu'un dans la foule et elle dit, toujours avec le sourire : « Ah oui, il y en a un ! » Tout le monde ria. Puis, elle continua sa conférence.

        Carol décrivit l'utérus comme un outil d'évolution. Elle parla des différentes théories de l'évolution, comme le Créationnisme et les théories de Darwin, mais elle dit qu'il y avait des failles dans ces théories.

 

 

        Carol définit quelques-uns des concepts que Carlos avait abordés durant sa conférence, comme par exemple le fait que nous sommes des perceveurs et que nous possédons un système d'interprétation. Elle dit aussi que l'utérus interprète l'énergie telle qu'elle circule.

 

 

        Elle nous dit que les hommes doivent atteindre la totalité de leur être afin de percevoir l'énergie telle qu'elle circule et, à cause du fait qu'ils doivent travailler vraiment dur pour y parvenir, ils prennent de l'avance sur les femmes. Nous (les femmes) y accédons plus facilement car nous avons un utérus, cependant, c'est à notre désavantage, dans le sens où cela diminue cette habileté, car cela est très facile pour nous. Je crois que c'est Carol qui a dit que les femmes qui ont eu une hystérectomie ont aussi un grand avantage sur les autres femmes, en ce sens qu'elles doivent travailler plus dur - Le fait d'avoir eu une hystérectomie les rend plus désespérées - ainsi, elles ont plus de chances d'y arriver.

 

 

        Carol dit que le silence active le pouvoir de l'utérus.

 

 

        Elle dit que lorsque nous intentionnons quelque chose, une commande claire et sobre est nécessaire.

 

 

        Carol raconta l'histoire à propos de son rêve avec Carlos, dans lequel elle se rendait dans un endroit de rêve, où Carol était la femme d'un homme qui était semblable à l'acteur Gerald Moore, dans la voix, l'apparence et les manières. Cette histoire nous fut racontée pour illustrer le fait que le système d'interprétation est activé dans ces situations de rêve. Carol nous raconta une autre histoire à propos d'une créature avec une grosse tête qui avait des jambes qui ressemblaient à des pattes d'insecte - et quelque chose à propos de voir des épaulettes tomber sur le sol. Je crois que c'était un autre exemple de comment le système d'interprétation entre en jeu - qu'il est difficile de maintenir la vision sans interpréter. Le fait que les épaulettes fassent partie de la scène lui montrait que son système d'interprétation avait été activé.

 

 

 

Conférence de L'Eclaireur Bleu

 

 

        L'Eclaireur Bleu se présenta. Une partie de son nom était Nuri. Elle dit que le groupe de Carlos Castaneda disait qu'elle venait d'une autre réalité, un autre royaume, et elle dit qu'elle avait choisi de ne pas s'attarder là-dessus. Puis elle parla de deux genres d'amour - l'amour basé sur l'ordre social et le genre d'amour que les sorciers connaissent. Elle prononça trois ou quatre phrases sur ce sujet et cela me sembla être incroyablement profond sur le moment, tout en étant totalement consciente que je n'absorbais aucun mot. C'était comme si elle parlait un autre langage, bien que je sache que les mots étaient en anglais. D'autres femmes qui ont discuté de la conférence de l'Eclaireur Bleu ont dit avoir eu la même expérience. L'Eclaireur Bleu parla aussi du chemin des sorciers comme d'un chemin solitaire (à ne pas confondre avec la solitude). Puis elle nous lut trois chapitres du nouveau livre de son ‘père'.

 

 

 

Conférence du dimanche de Carlos

 

 

        Carlos dit que nous devrions le considérer comme notre conseiller - un avocat qui nous donne des conseils. Puis, balançant sa main pour la pointer sur les femmes situées au premier rang, il dit : « Ah, elles sont le moteur », tout en faisant un son de moteur de façon gutturale avec sa voix. Carlos dit que les gens se référaient à son groupe comme « Carlos et ses femmes » alors qu'ils devraient plutôt dire : « Les femmes et Carlos. »

 

 

        Carlos dit que les femmes (de son groupe) étaient des êtres massifs et expansifs, bien qu'elles soient juste de petites bécasses. « Comme ma fille », dit-il. « Elle est si... » Il la décrivit comme quelque chose de doux et de pas du tout menaçant, puis il dit : « Mais tout à coup !... » Carlos poussa un rugissement et chancela en avant, en mordant l'air comme un dangereux animal.

 

 

        En se référant à l'aspect massif des femmes, Carlos dit, en se comparant à elles, qu'il était toujours en danger depuis ce voyage à Oakland. Carlos dit qu'il était supposé partir en 1985. Il indiquait par là qu'il n'avait pas espéré être là si longtemps, et qu'énergétiquement il aurait été préférable qu'il s'en aille avant.

 

 

        Carlos dit que les sorcières obtenaient leur énergie depuis des endroits inconcevables.

 

 

        Il nous raconta que les hommes devaient travailler très dures, mais que nous (les femmes) étions en avance sur les hommes à cause de notre utérus. Nous le savions. Mais cela ne nous intéressait pas.

 

 

        Quelqu'un demanda si nous devions pratiquer les passes pour les femmes qui avaient été enseignées en enchaînement. Il dit que non mais qu'en faisant une passe, nous devions nous souvenir de l'humeur de la sorcière qui nous l'avait enseignée.

 

 

        Quelqu'un demanda à Carlos si le double était la même énergie que le corps d'énergie, il dit oui.

 

 

        Quelqu'un demanda : « Si vous vous débarrassez de l'esprit du flyer, peut-il revenir ? » Carlos pensa que la femme demandait : « Si vous vous débarrassez des flyers, peuvent-ils revenir ? » et il répondit : « Oui, ils peuvent revenir. » Puis un certain nombre de personnes dans l'audience, ainsi que Florinda, depuis le premier rang, reposèrent la question : « L'esprit du flyer, pas les flyers ». Carlos eut la bonne version de Florinda. Ensuite il dit : « C'est pareil - les flyers - l'esprit du flyer. Si vous vous en débarrassez, il peut revenir si vous n'êtes pas vigilante. » Il dit : « Ce n'est pas un petit accrochage, c'est la guerre ! » Puis, il donna l'exemple de la chute des Chacmools, et dit que deux d'entre elles s'en étaient remises, mais que la troisième errait encore. Il imita une personne presque incapable de se tenir debout, marchant avec difficulté, se traînant elle-même pour faire quelques pas.

        Carlos nous fit une ‘proposition'. Il dit que pendant 24 heures, avant de dire quoi que ce soit, juste avant, nous devions penser à ce que nous allions dire. (Une façon de lutter contre l'esprit du flyer.)

 

 

        Carlos dit qu'il avait eu des problèmes dentaires et ne pouvait pas simplement laisser n'importe quel dentiste s'occuper de ses dents. Cela n'aurait eu aucun pouvoir - de chercher un dentiste dans l'annuaire ou de demander à un ami le nom de son dentiste.

 

 

        Quelqu'un posa une question à Carlos sur son expérience de ‘stopper le monde' sur le campus de UCLA. Il indiqua un endroit vers l'extérieur du gymnase et dit : « Je marchais là - juste là, où il y a ces petites collines - ces petites buttes herbeuses. » Carlos nous dit qu'il avait un type, un Ethiopien qui traînait par là. C'était pendant l'époque des « enfants fleurs ». De très jolies jeunes femmes s'allongeaient dans l'herbe - « sans culottes ». Ce gars éthiopien s'allongeait également dans l'herbe et roulait, petit à petit, vers l'une de ces jeunes femmes, puis il se rapprochait et passait son bras autour des épaules de la jeune fille. Carlos dit qu'il avait vu plusieurs fois ce gars utiliser cette même tactique, et cela l'amusait. Il espérait que quelqu'un puisse marcher avec lui, ainsi il aurait pu lui dire : « Regarde cet Ethiopien, le voilà repartit ! » Carlos dit : « Mais il n'y avait personne à qui dire ça, alors je riais tout seul. » Carlos dit que tout à coup, alors qu'il observait le gars, il vit qu'il y avait des flyers partout. Il dit qu'ils était partout, excepté là où on pouvait voir des ouvertures à certains endroits, entre les flyers, et on pouvait voir la terre. Carlos décrivit cela en expliquant que les flyers étaient de toute façon si nombreux qu'il ne pouvait percevoir que de petites ouvertures. Il dit : « Certains flyers étaient gros. Peut-être de cette largeur (il indiqua une zone de la scène qui devait faire environ 1om.) D'autres plus petits - très près du sol ». Il dit que la vue de ces flyers lui avait donné envie de vomir.

 

 

        Carlos dit : « Les gens disent que j'ai inventé don Juan! » Puis, indiquant la première rangée du doigt, où les sorcières étaient assises, il dit, à la fois en souriant et en paraissant effrayé : « Eh bien, je ne pourrais pas inventer ces créatures ! Inventer Carol Tiggs ??? !!! Elle me terrifie ! »

 

 

        Carlos demanda à l'audience : « Connaissez-vous la règle du pouce ? » Il dit que cette expression venait de la vieille législation anglaise qui disait qu'un homme pouvait seulement battre sa femme avec un bâton de la largeur de son pouce.

        Carlos dit (avec un sourire et un scintillement d'amusement dans les yeux) qu'il y a deux mots que les femmes disent de façon très sérieuse et très prononcée. Il dit que lorsque les femmes disent ces deux mots, elles bougent leurs lèvres de façon exagérée. Ces deux mots sont : « Ammmmoooouuuurr et relation. » Carlos dit avec emphase : « Si tu veux Johnny - emmène-le ! Des enfants ? Emmène-les ! » Il nous avertit de ne pas nous laisser fourvoyer par Johnny et les gosses.

 

 

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Séminaires de Femmes (seconde prise de notes)

 

 

        Le principe mâle et le principe femelle : les sorciers ne sont pas si concernés que ça par la différence entre les mâles et les femelles, biologiquement parlant, excepté en ce qui concerne l'utérus. D'un autre côté, la différence énergétique entre les mâles et les femelles est vaste. Due à cette différence qui nous a été présentée, quelques-unes des différences venant du comportement masculin versent dans le comportement féminin.

 

 

        Ils les ont présenté comme étant basées sur le paradigme mâle et ses comportements subséquents. D'après Carlos, la socialisation du mâle n'est pas si difficile pour eux car elle est basée sur le principe mâle. Pour une femme, en revanche, elle est dévastatrice car elle ne contient virtuellement rien du principe femelle. Il fut également indiqué que les sorciers peuvent faire ces observations sur le comportement des mâles et des femelles car ils se sont eux-mêmes privés de cette socialisation et peuvent la voir pour ce qu'elle est.

 

 

        Les mâles sont investis de certains comportements qu'ils répètent eux-mêmes en nuances variées, encore et encore, et les femelles ont les leurs. Ces généralisations sont à un certain degré le résultat de l'installation du flyer. Ceci explique pourquoi elles sont si homogènes. Ils ont déclaré, encore et encore, que ces comportements font partie du paradigme mâle que les femmes ont imité. 

        Carlos Castaneda nous a parlé le vendredi soir et nous a dit qu'il devait être très prudent avec ce qu'il disait car parler avec un groupe de femmes est très différent que lorsqu'il y a des hommes présents. Il indiqua que les femmes sont conscientes de tout, qu'elles en soient consciente ou pas, à cause de leur utérus. Tandis que les hommes sont des experts en taxonomie. Il parla des effets délétères de la socialisation sur les femmes, et du fait que les hommes n'avaient aucune raison de vouloir que les choses changent car ils avaient fabriqué ce monde.

 

 

        Il dit que le principe mâle est généré par le principe femelle (et fit une plaisanterie sur le fait que le concept d'Adam et Eve était vraiment rétrograde), et qu'il est très fragile. Le mâle est, d'après le nagual, un petit filigrane d'énergie. Il dit que le principe mâle est rare dans cet univers femelle, et c'est pourquoi il a une telle attention imméritée. C'est aussi pourquoi l'ego mâle est si gros, et que l'espace entre son ego et son action est si démesurée. Il indiqua également que puisque le mâle est généré depuis le principe femelle, il ne contient rien d'unique. Il affirma que le paradigme de ce monde est le paradigme mâle, et à travers un contrôle rigoureux des flyers et des mâles, le paradigme femelle est virtuellement inexistant, car nous n'avons aucun modèle sur lequel nous aligner. Il dit que les flyers savaient que pour dominer cette espèce, leur attaque devait s'orienter sur les femelles et qu'ensuite tout s'effondrerait.

 

        Le nagual affirma que les femelles avaient été socialisées pour être apathiques à propos de leur voir et que ce n'était pas leur état naturel. Pour une femelle, le silence est tout ce dont elle a besoin. Il dit que le point d'assemblage des femmes est retourné, son côté brillant est donc orienté vers l'intérieur, et cela permet à leur silence d'être total. Pour un mâle dont la brillance du point d'assemblage est orientée vers l'extérieur, il n'est pas possible d'éteindre complètement le bruit extérieur. Donc, les hommes perdent leur temps à faire des taxonomies, et à parler, parler, et parler. Les femmes, en revanche, ont une prédilection pour l'action. Les femmes sont équipées pour le Faire. Pour les actions pratiques. Il dit que les hommes essayent de compenser cela en s'assurant que les femmes « se tiennent bien » !

 

 

        Il dit que les hommes débarquent avec toutes sortes de moyens pour dominer les femmes, mais que la plupart d'entre eux les appliquent à eux-mêmes. Ils disent que les femmes sont hystériques. Mais ce sont eux qui sont véritablement hystériques, et ils ont de bonnes raisons pour l'être. Ils sont très fragiles, de pauvres bébés. Ils feront tout et diront tout pour avoir l'attention des femelles (ce à quoi les femmes répondront avec empressement). Il dit que les hommes pensent qu'ils essayent de trouver des Papas, mais qu'en réalité ils essayent de trouver des Mamans.

 

 

        Tout le clan de guerriers nous dit à plusieurs reprises que rien de ce qu'ils nous disaient était nouveau pour nous ; en tant que femmes, nous connaissions déjà tout ce dont ils nous parlaient, mais que le problème était d'amener à notre attention consciente ce dont nous étions déjà conscientes. Cela demande du silence. Le nagual nous dit que les femmes perçoivent en profondeur et que chacune d'entre nous était unique, à cause de notre utérus (comme un genre d'empreinte cosmique). Un homme doit utiliser la totalité de son être pour devenir conscient directement, et les hommes sont plus homogènes dans leur perception. Chez les femmes, l'utérus perçoit directement, ainsi leur connaissance est directe.

 

 

        Ils déclarèrent tous qu'ils ne blâmaient pas les mâles mais qu'aucune femme ne devait laisser un homme lui dire ce qu'elle devait faire ; il n'est pas qualifié pour le faire. Il nous dire à nouveau que 80 à 90% de notre énergie est emprisonnée dans les rituels de séduction et qu'on devait s'en débarrasser afin de gagner de l'énergie. Florinda nous dit que cela ne voulait pas dire que nous avions besoin de choisir des vêtements fades, etc. Nous devions simplement faire ce que nous faisions juste pour le plaisir, comme un geste envers l'infini.

 

        Ils nous racontèrent beaucoup de choses inhabituelles à propos de nous, énergétiquement parlant (surtout Taisha). Carol Tiggs nous raconta une histoire sur le nagual, sur comment il était passé par un moment difficile de déprime et de morosité, et qu'il avait été incapable de découvrir à quoi cela était dû. Elle dit qu'une femme d'une autre lignée lui avait envoyé un message, et il avait découvert qu'il n'allait pas être le guide du clan - que le guide, en fait, devait venir de l'utérus. Cela fut pour lui un immense soulagement de finalement découvrir cela.

 

        A plusieurs reprises, ils orientèrent notre attention vers le problème de notre espèce, qui est au bord de la destruction. Si un changement doit survenir, il doit venir de la concentration de notre attention sur l'utérus, sur le fait qu'il est un lien direct pour intentionner quelque chose d'entièrement différent en tant que percepteurs. Si l'Homme doit survivre, il sera nécessaire d'évoluer, et il sera également nécessaire que les hommes et les femmes travaillent ensemble d'une façon complètement nouvelle et différente.

 

 

        Taisha nous raconta d'incroyables histoires mystérieuses sur nous. Elle tissa son histoire et pour la première fois, nous fûmes éclairées sur le fait que les femmes sont le tube à travers lequel nous glissons vers le monde des êtres inorganiques. En tant que femelles, nous sommes ce même tube à travers lequel nous nous déplaçons pour entrer dans ce royaume ! C'est stupéfiant ! L'ouverture est une partie de nous-même. A travers cela, nous pouvons commencer à mesurer à quel point nous avons été coupées de notre véritable nature. De façon intéressante, elle nous relata que le flirt était l'une des choses les plus proches de notre vraie nature. Pas ce qu'il est devenu, pour l'intérêt de la séduction, mais comme un outil de finesse et de communication. Le nagual nous dit que l'ultime conquête mâle est que des femmes appellent d'autres femmes des « bimbos » ; que les femmes se retournent les unes contres les autres et épousent le langage dégradant des mâles.


Publié à 12:59 le 27 juillet 2007 dans Séminaires de Tenségrité
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