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Sedona Journal-Octobre 1996

 

 

 

 

Voyages avec la Tenségrité de Carlos Castaneda

Sedona Journal -Octobre 1996

 

 

 

 

 

Par Elizabeth Kaye McCall

 

 

 

 

 Contes et enseignement des navigateurs de l'Infini  

     

         Los Angeles, Californie, 30 juillet 1996 - Je suis allée à la Tenségrité armée d'une importance personnelle de journaliste. Les séminaires forgés par Carlos Castaneda pour enseigner les « passes magiques » (des mouvements) découvertes par les chamans de l'ancien Mexique ont rapidement gagnés en notoriété, et je voulais faire un article sur les étranges séminaires avant qu'ils ne deviennent la tendance. Ce que j'ai y trouvé a fait que j'ai laissé tomber mon rôle, mon dictaphone et mon bloc-notes pour avoir affaire à des expériences uniques à côté d'un séminaire normal.

        Ceux que j'ai rencontrés dans la Tenségrité ont également partagé généreusement leurs perceptions. « J'ai été présenté à Carlos par un ami, et je ne savais rien de lui. Je n'avais pas lu un seul mot d'aucun de ses livres », dit Greg Mamishian, un électricien de Topanga Canyon en Californie, qui a participé à des classes données par Castaneda plusieurs années auparavant, avant que le nom « Tenségrité » soit adopté. « Nous les appelions simplement ‘les classes expérimentales'. Il a présenté le nom Tenségrité plus tard. » A cette époque, un groupe de 30 à 35 étudiants se retrouvaient pour apprendre au cours de chaque session des mouvements assez simples, d'après Mamishian, en contraste avec les passes plus élaborées enseignées depuis lors, qui impliquent typiquement « beaucoup de mouvements enchaînés ensemble. » Pendant plusieurs mois, Mamishian a participé aux classes une à deux fois par semaine.

 

 

 

        Tout comme aujourd'hui, les passes impliquaient souvent des mouvements physiques vigoureux, et l'enseignement était souvent parsemé par les histoires de Castaneda sur son apprentissage avec le chaman indien mexicain, ou sorcier, don Juan Matus. « Oh, il racontait des histoires très drôles ; c'est un véritable maître conteur », commenta Mamishian. Pour ceux qui participent à la Tenségrité maintenant, les conférences fréquentes mais imprévues durant les séminaires sont pour beaucoup le moment le plus marquant de l'évènement. « Je me souviens de la première chose qu'il nous a dit : ‘Vous êtes tous des êtres qui vont mourir.' Et cela a toujours été le point de départ », éclaira Mamishian, à propos d'un thème qui imprègne la Tenségrité et le travail de Castaneda.

 

 

 

 

        Mamishian, longtemps praticien de méditation Zen, se souvient également distinctement de sa première rencontre avec Castaneda,quand  la personne qu'il allait bientôt connaître comme le nagual était en train de chercher une place de parking près du lieu de pratique. Mamishian lui offrit promptement la sienne. « Ce qui m'impressionna, je crois, comme presque tout le reste, fut comment il apprécia cela, appréciant sincèrement que quelqu'un lui offre sa place de parking », dit-il, se rappelant ce jour mémorable. A la fin de l'après-midi et la fin de la conférence de trois heures de Castaneda sur le monde des sorciers, l'électricien fut suffisamment inspiré pour en apprendre le plus possible. « Je n'avais aucune préconception, et je suis si heureux que cela en fut ainsi, parce que je n'avais aucune idée sur son passé. Je n'ai vu que le résultat final de 35 ans. J'ai vu le produit fini et je l'ai immédiatement aimé », affirma Mamishian. Les remarques fréquentes de Castaneda sur « avoir une histoire d'amour avec la connaissance » avait une signification spéciale. « Il aime l'inconnu. Il est totalement captivé par celui-ci, et je le suis aussi maintenant. »

 

 

 

 

        Mamishian dévora rapidement tous les livres que Castaneda avait écrits, et très rapidement, fit l'expérience de l'inhabituelle façon de rêver que ceux-ci décrivaient avec insistance.

 

 

 

 

        « Rêver, comme le font les sorciers, est un exercice de conscience et un exercice de perception », expliqua Mamishian, en décrivant comment il avait suivit la méthode définie par les livres de Castaneda, afin de se souvenir de « chercher ses mains quand on rêve » au moment d'aller se coucher. Une nuit, au beau milieu d'un rêve normal, Mamishian fit l'expérience d'un sentiment désagréable à propos de quelque chose dont il devait se rappeler. « Tout à coup, cela me frappa, et je me suis dit, regarde tes mains idiot ! Et c'est ce que je fis. J'ai tenu mes mains en face de moi et j'ai regardé, et c'étaient mes mains, et cela déclencha un réveil dans mon rêve », continua t-il. « J'étais si surpris d'être réveillé tout en étant dans un rêve. Je vous le dis, c'est bouleversant, parce que nous avons seulement l'habitude d'être réveillé ici. »

        Maintenant, avec les expériences ajoutées de trois séminaires de Tenségrité, Mamishian m'expliqua leur effet sur son état de rêve : « La nuit, c'est là que je remarque la différence. Je peux avoir suffisamment d'énergie pour être conscient. » Comme avant, les occasions qu'offrent les séminaires d'entendre Castaneda et ses cohortes parler de leurs vies apparemment incroyables sont là. « J'adorais voir Carlos. J'adorais l'écouter. Le séminaire vous permet d'avoir un petit aperçu de leur monde...et la Tenségrité est une partie de cela, parce que le but ou l'intention de la Tenségrité n'a rien à voir avec la vie de tous les jours. Cela change votre perception de façon très subtile et vous avez l'occasion de goûter au monde des sorciers. »

        Comme un grand nombre de personnes qui ont participé aux séminaires, Mamishian pratique régulièrement la Tenségrité avec un ou plusieurs groupes qui ont spontanément émergés à Los Angeles, et dans d'autres villes où les gens se rencontrent pour faire les mouvements. Bien qu'ils ne soient pas affiliés à Castaneda ou à Cleargreen Inc. (la compagnie basée à Santa Monica qui organise la Tenségrité), les groupes de pratique sont composés d'un grand nombre de personnes qui viennent régulièrement pour revoir la collection élargie de passes. Des nouvelles à propos des séminaires à venir, des annonces internet et des connaissances traditionnelles de Castaneda sont également nombreuses dans les groupes.

 

 

 

 

        « Il y a un tel sentiment mystique à propos de toutes ces personnes que les rumeurs tourbillonnent autour d'eux comme un cyclone », dit Mamishian. « Il y a tellement de connaissance de seconde main...les gens adorent les petits bouts et les petits morceaux. » Tellement, en fait, qu'à un moment, Castaneda utilisa internet pour faire savoir qu'il ne désirait pas être adoré comme un gourou. Encore qu'au-delà de l'immense popularité de Castaneda, les expériences que font les gens de la Tenségrité soient diverses. Peu de choses peuvent faire exploser l'ego, les jugements et les comportements habituels plus rapidement que marcher dans une pièce de 200 étrangers, que j'ai rencontrés à mon premier séminaire de Tenségrité les 11 et 12 novembre 1995, à Los Angeles. Même avec l'interdiction de prendre des notes (qui est valable pour tous les participants), mon esprit discuta de façon incessante les détails que j'essayais de me rappeler. Il fut immédiatement clair que l'organisation était bien rôdée. Depuis les responsables de la circulation sur le parking, jusqu'aux accueillants assis derrière les tables d'inscription bien situées, « l'air » exsudait la compétence du meeting professionnel et des planificateurs d'évènements.

 

 

 

 

 

 

        Une fois à l'intérieur, mes observations détachées commencèrent à se morceler. Les gens qui avaient participé un certain nombre de séminaires de Tenségrité disent que chacun d'entre eux est différent. Celui de novembre fut marqué par une activité bourdonnante qui fut manifeste dès le début. La vue immédiate de participants vétérans de la Tenségrité (des personnes qui savent de quoi il s'agit) accrocha rapidement mon regard. En conséquence, je pouvais difficilement m'imaginer en train de jouer à gratter, selon les mouvements inspirés du chien de prairie, au cours de la passe « L'Être de la Terre » que je vis pratiquée avec enthousiasme par de petits groupes clairsemés autour de la pièce. Pendant ce temps, les slogans inscrits sur les T-shirts de certains praticiens me donnèrent un indice sur les évènements précédents. « L'importance personnelle tue...Faites de la Tenségrité », disait l'un d'eux, faisant écho à un thème clé. Une autre inscription « La magie est dans le mouvement »  mettait l'accent sur les heures passées à apprendre à pratiquer les différentes passes au cours de chaque séminaire. Mais le T-shirt avec « Le corps d'énergie n'est pas la où tu es...Fais de la Tenségrité » était la synthèse des premières raisons pour pratiquer ces mouvements hautement puissants. On dit que les passes servent à récupérer des portions du corps d'énergie qui ont été séparées de notre être physique au cours de la vie quotidienne. Elles nous aident également à stopper l'incessant dialogue intérieur qui nous vole notre silence intérieur.

 

 

 

 

        Dans les séminaires de Tenségrité, c'est toujours un mystère de savoir qui va apparaître sur scène. Les conférences sont données par n'importe lequel des quatre disciples de don Juan - Carlos Castaneda, Carol Tiggs, Florinda Donner-Grau, et Taisha Abelar - selon la configuration énergétique du moment. Les conditions étaient telles en novembre dernier qu'ils apparurent tous au cours du week-end (un évènement sans précédent). Et aussi, pour la première fois, une femme jeune et mince appelée l'Eclaireur bleu quitta momentanément les pages du livre de Castaneda (L'Art de Rêver) pour rejoindre le casting des personnages littéraires ramenés à la vie pour le séminaire. Les femmes sorciers, que Castaneda est enclin à appeler « les sorcières », sont des oratrices nées qui captivent l'audience avec les contes et les enseignements provenant de leurs existences multidimensionnelles.

        Les participants chevronnés étaient debout en train d'applaudir, lorsque je pris conscience que Castaneda était entré dans la salle. Après la surprise de le voir en chair et en os (il me rappela un elfe ou un jockey), je fut frappée par son incroyable sens de l'humour. Bien qu'il n'ait jamais voulu être filmé, il aurait put faire un formidable invité pour Jay Leno ou David Letterman. A un moment de sa conférence longue d'une heure, il sourit comme s'il partageait un secret et dit : « Je suis vide à l'intérieur. » Et avec ses mots, il sembla ne plus rien avoir sous les jambes animées de son pantalon qui tournoyaient sur scène.

 

 

 

 

        Avec les prémisses sur l'énergie et la perception qui sont des thèmes centraux dans le monde des sorciers, Castaneda parla d'un thème courant aux séminaires - l'importance personnelle - et plaisanta à propos de ce que à quoi aurait pu ressembler sa vie (à garer des voitures, dit-il en riant) sans le maître chaman don Juan, qui en gros l'a enrôlé. Castaneda instruisit rapidement ceux qui n'auraient pas été familier avec le travail de auteur américain du bottin mondain, sur comment la forme énergétique humaine s'était transformée depuis la forme d'œuf du passé en une configuration ressemblant maintenant plutôt à une sphère. Il expliqua comment la perception des différentes réalités résulte du mouvement d'un point lumineux situé derrière les épaules (le « point d'assemblage »), là où est assemblée la perception.

 

 

 

 

        Approximativement, étant donné les 600 différents points situés dans la sphère humaine, un mouvement subtil du point d'assemblage peut vraisemblablement signifier un voyage vers d'autres mondes. Ce fut Carol Tiggs qui fut la première que j'entendis appeler Castaneda et son groupe des « navigateurs de l'Infini. » Attirante, charismatique et pleine d'esprit, Tiggs arpentait la scène pour définir ses limites après avoir énoncé son nom de sorcier (le protocole pour le monde dans lequel elle demeure). Tiggs « franchit les sillons » en expliquant un processus (que certains appellent le channeling) pour accéder à un autre temps et parla de ses expériences de vie sur le chemin des sorciers. Tel un expert en lecture de l'esprit, branché aux incessantes pensées qui consument la plus grande part de l'attention humaine, Tiggs parla de l'interminable discussion qui a lieu à l'intérieur de nos têtes. Florinda Donner-Grau plaisanta plus tard sur le fait que Tiggs avait voulu intituler le séminaire « Et moi ? » pour mettre l'accent sur la lutte désespérée que l'ego entreprend pour garder le contrôle.

 

 

 

 

        Tiggs invita sept personnes à monter sur scène et les poussa dans un moment de silence, tandis que la salle étouffée émettait virtuellement une pulsation électrique. Après les avoir fait asseoir côte à côte, Tiggs sortit de la ligne et dit, « Regardez dans mon œil gauche », tout en poussant gentiment chacun des « choisis » à s'incliner vers l'arrière. « Elle l'a fait pour toute l'assistance », dit plus tard une femme, discutant ce qui s'était passé. « Si chacun peut s'arrêter de penser, j'imagine que l'on peut être là haut et s'ouvrir à l'instant, elle (Tiggs) aura réinitialisé tout le monde dans la pièce. Plus vous avez des moments de silence, plus vous devenez vide », continua la femme - ce qui crée une opportunité pour le choix, d'après Castaneda.

 

 

 

 

        Donner-Grau, la somnambule auto proclamée (rêveuse) du groupe, expliqua que les sorciers partagent souvent et peuvent mutuellement faire l'expérience d'autres réalités - même au point que des entités venant de son monde de rêver se présentent de temps à autre dans le monde de tous les jours, où ses cohortes les perçoivent aussi. Donner-Grau mit l'accent sur l'importance de poser l'intention de garder les deux mondes séparés pour éviter que l'un dégorge sur l'autre. Lorsque l'entité « chat-lapin » de son monde de rêver se montra dans les rues de Los Angeles, une des associées de Donner-Grau la vit aussi et tomba malade pendant presque une semaine.

        Les conversations sur la Tenségrité avec les gens amènent invariablement la question de savoir si les histoires racontées par Castaneda et ses compagnons sorciers sont des voyages réels ou si, au contraire, ils sont symboliques. D'après les quatre navigateurs, c'est aussi réel que ce monde que nous considérons être réel. Si réel, en fait, que l'un d'entre eux compare notre monde quotidien à une petite fenêtre dans laquelle nous regardons, en pensant alors que la fenêtre est tout ce qui peut exister. (Un souvenir flash de l'université : l'histoire de Platon à propos de personnes qui vivent dans une grotte et pensent que les ombres qu'ils voient sont le monde réel - le mythe de la grotte.)

 

 

 

 

        Contrairement aux autres intervenants, qui étaient entourés d'une grande agitation en entrant dans la salle, Taisha Abelar apparut tranquillement sur scène. Se tenant seule, elle décrivit ses voyages au bord de l'Infini en compagnie d'un guerrier chien appelé Manfred lorsqu'il partit du monde, et de comment ce voyage changea sa vie pour toujours - une partie d'elle n'est jamais revenue. L'émotion et l'affection saturaient l'air ambiant, tandis que Abelar partageait avec nous ses derniers instants avec Manfred, un sorcier incarné dans le corps d'un chien, qui devint son maître, son compagnon, et son ami. Alors que Abelar parlait de Manfred, et plus tard de Castaneda, sa voix transmettait une immense affection et la puissance qu'elle disait exister quand l'affection vient d'un endroit de non attachement.

        Une jeune femme mince qui affirma vivre dans deux mondes différents se présenta comme étant l'Eclaireur Bleu. Elle expliqua qu'il est pour elle difficile de garder du poids  car elle est en mouvement perpétuel ; en tant qu'éclaireur, son rôle est d'être en avant. Dans ce monde, elle est la fille de Carol Tiggs et de Carlos Castaneda, dit la jeune femme. Puis, elle lut de la poésie écrite des années plus tôt par son père, qui exprimait les pensées et les sentiments d'un homme qui avait troqué sa vie académique pour le monde des sorciers. La propre poésie de l'Eclaireur Bleu émergea cette année dans le journal « Les Lecteurs de l'Infini » (anciennement « La Voie du Guerrier »), Un Journal d'Herméneutique Appliquée, qui est publié par Cleargreen Inc. (L'herméneutique, qui fut tout d'abord une méthode pour interpréter des textes souvent bibliques ou sacrés, s'adresse maintenant à des aspects historiques, sociaux et divers de notre monde.)

        Une part substantielle de chaque séminaire se concentre sur l'apprentissage et la pratique des mouvements transmis par les anciens sorciers. Trois femmes amenèrent ces passes magiques au grand public en 1995 - Kylie Lundahl, Reni Murez et Nyei Murez. Alors identifiées comme les Chacmools (une catégorie maya de guerriers gardiens) à une collection de séminaires qui se tinrent à travers les Etats-Unis et au Mexique, le trio apparemment inlassable enseigna à des milliers de personnes à mettre les passes en application.

 

 

 

 

        En décembre 1995, une restructuration majeure s'opéra au dernier séminaire de l'année à Anaheim, en Californie. L'unité chacmool fut dissoute et un nouveau format d'instruction fut établi au début de 1996. Réincarné en un groupe de six membres appelé les Traqueuses d'Energie, Lundahl, Murez et Murez enseignent les passes magiques, appariées à trois autres instructrices.

 

 

 

 

        Richard Jennings, un ancien avocat d'entreprise de l'industrie du spectacle et actuel directeur exécutif de Hollywood Supports (à Los Angeles), a participé à presque tous les séminaires de Tenségrité depuis qu'il les piste sur l'internet. Sa première rencontre avec les « sorcières » de Castaneda au séminaire de printemps de l'institut Omega à New-York fut touchante : « J'ai eu cette expérience en conduisant qui est fondamentalement indescriptible », dit Jennings. « Cela a commencé avec le sentiment de ressentir à quel point tout autour de moi était vivant. J'ai ressenti l'histoire entière de Manhattan alors que je circulais dans le trafique de l'artère principale pour sortir de la ville. C'était juste un niveau de profonde conscience. »

        Jennings affirme que pendant qu'il conduisait, il eut un aperçu sur chaque chose qu'il lui était arrivé jusqu'à ce jour. «J'ai soudainement su pourquoi j'avais fait tant de choses », remarqua t-il. D'autres problèmes furent clarifiés au cours du week-end. « J'avais été fasciné par les livres de Castaneda, mais j'avais beaucoup de doutes à leur sujet », dit le natif de Californie. « Ce fut vraiment à Omega que je fus convaincu qu'ils faisaient vraiment ce dont ils parlaient...qu'ils étaient authentiques. »

 

 

 

 

        Un autre participant passionné, qui fut si ému par son premier séminaire qu'il déménagea jusqu'à Los Angeles pour assister au dernier intensif de trois semaines de cet été, eut une expérience mystique similaire. Mais la sienne survint avant tout autre séminaire. Après avoir convaincu un ami qui avait fait de la Tenségrité en Arizona de lui montrer à lui et à quelques amis certaines passes du séminaire, le groupe se rendit dans les montagnes. « Tandis  que nous pratiquions sur cet affleurement rocheux surplombant une vallée, un petit renard vint vers nous. Nous étions en cercle et le renard s'approcha...puis alla vers chaque personne du cercle et les renifla tout comme l'aurait fait un chien ou un chat. Après ça, il repartit et s'assit un petit peu plus loin, et nous observa un moment alors que nous faisions les passes » dit le maintenant professionnel de la côte ouest.

        Avec déjà trois séminaires à son actif en 1996 (le seul autre séminaire cette année était réservé aux femmes, « Le Corps d'Energie Femelle »), Jennings fit quelques comparaisons avec d'autres séminaires auxquels il a participé. « Oakland (19-21 avril 1996) posa un nouveau jalon. Cela a nettement amené les choses à un tout nouveau niveau. Chaque conférence individuelle des sorcières fut plus puissante, plus concentrée, comme je ne l'avais vu auparavant. Elles ont parlé de choses dont nous n'avions jamais entendu parlé avant. C'est Carol Tiggs qui a conclut. Elle était plus puissante que jamais...tissant tous ces fils ensemble, décrivant ses interactions avec don Juan, parlant de comment elle avait essayé de façonner sa perception des choses, de se débarrasser de l'ego... » Observa Jennings. Les passes apprises à Oakland amenèrent d'autres commentaires.

 

 

 

 

        « Elles engendrent vraiment, plus que les passes antécédentes, un sentiment immédiat de silence intérieur. Elles sont plus courtes. Il y a un véritable ordre groupé », expliqua Jennings. Le groupe consiste en cinq échauffements et dix passes que les participants pratiquent, exclusivement durant le mois suivant, à la demande du nagual (Castaneda). Cela contraste avec le format général qui comporte relativement peu de contrainte.

 

 

 

 

        Jennings remarqua également la réceptivité de l'audience. « Il y avait moins de jugement qu'avant, et cela a leur a permis (aux cohortes de Castaneda) d'aller plus loin et de nous raconter des choses qu'elles n'avaient pas été capables de nous dire avant. » Une référence faite au séminaire de janvier d'Oakland à propos du livre de navigation du sorcier refit surface au cours du week-end de Tenségrité d'avril. « J'avais l'impression qu'ils étaient en train de nous donner des chapitres en dehors de ce livre de navigation, si ce n'est le livre complet », dit Jennings. Le séminaire mit aussi l'accent sur l'importance de la récapitulation (un des sujets qui sera enseigné durant un séminaire d'une semaine, du 20 au 25 juillet).

 

 

 

 

        « Jusqu'à l'année dernière, ils nous ont donné le premier niveau de Tenségrité pour commencer à aiguiser nos corps d'énergie », dit Jennings. « Mais pour aller vraiment plus loin avec ça, pour créer une nouvelle demeure pour notre énergie accrue, nous devons vraiment examiner toutes les rencontres que nous avons eues, la façon dont nous nous répétons à travers nos vies...et libérer l'énergie de toutes ces diverses situations. » Certains des changements que Jennings à notés en lui comme étant le résultat de sa pratique de la Tenségrité sont une perte de poids et la diminution de certaines compulsions ou de certaines mauvaises habitudes. « J'ai arrêté de manger du sucre, de consommer de la caféine et je me sens beaucoup plus sobre », dit-il. « Nous n'avons plus besoin de stimulants. Il s'agit d'options pratiques qui nous aident à nous ouvrir à ce qui nous entoure dans le monde, incluant l'énergie telle qu'elle s'écoule. »

 

 

 

 

        Un autre commentaire habituel du séminaire sur les changements qu'il a expérimentés depuis qu'il fait de la Tenségrité : « J'ai arrêté de boire du café sur-le-champ. » Une augmentation de sa vitalité physique et une augmentation de son niveau d'énergie furent aussi remarquables après qu'il ait arrêté de boire du café. « La quantité d'énergie que vous avez semble être un facteur très important pour tout ce que vous faites, quel que soit le domaine exercé » remarqua l'homme. « Que ce soit pour la méditation, pour le travail, aller faire des courses ou quoi que ce soit d'autre - on prend plaisir à la vie. » J'avais pensé que la Tenségrité était un évènement local (Los Angeles). Quelle méprise ! Il y avait des gens venant d'Italie, de France, d'Argentine, du Vénézuéla, du Canada, du Mexique et au-delà. Certaines personnes avaient conduit toute la nuit depuis San Francisco ; d'autres avaient pris l'avion depuis divers endroits des Etats-Unis. Il y avait un enfant d'une dizaine d'années, et des personnes âgées de soixante-dix ans, un gros pourcentage d'hommes et une absence de costumes moulants aux couleurs vives, communs à beaucoup d'activités du sud de la Californie.

        « Tout le monde a une idée différente », dit Mamishian, qui s'est souvent demandé pourquoi les autres faisaient de la Tenségrité et s'est interrogé sur les résultats qu'ils expérimentaient. « Ce qui leur arrive comme résultat de leur pratique de la Tenségrité est complètement différent. C'est quelque chose de très, très ouvert, et les intentions des gens sont très différentes. C'est comme une architecture ouverte », remarqua t-il. « Je ne bois plus de soda, mais j'ai eu des expériences qui ne peuvent être décrites qu'en terme psychédéliques, mais avec une différence - elles sont arrivées de façon complètement naturelle. Juste en économisant de l'énergie et en la redéployant de manière très spécifique. »

 

 

 

 

        De même que la Tenségrité continue de se réincarner depuis l'année 1995 avec la disparition des Chacmools et la venue des Traqueuses d'Energie, une évolution constante apparaît comme certaine. « Ils changeront toujours. Cela ne sera jamais gravé dans la pierre », sourie un certain Mamishian. Quand j'ai entendu Castaneda parler pour la dernière fois, au cours d'une période de questions-réponses, quelqu'un demanda où était situé le point d'assemblage de la Terre. Castaneda fit une pause et réfléchit, il semblait sur le point de faire une plaisanterie. Puis, sérieusement, il dit : « Peut-être Los Angeles...je ne sais pas. Don Juan nous a laissé ici. »

 

 

 

 

        Notes : La Tenségrité est dérivée d'un terme architectural combinant la tension et l'intégrité. Castaneda a estimé que ce terme convenait pour la version moderne et les enseignements des passes magiques, car elles incorporent une tension sélective et la relaxation de certaines parties clés du corps.

 

 

 

Copyright Octobre 1996, Sedona Journal


Publié à 01:20 le 1 septembre 2007 dans Séminaires de Tenségrité
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