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Dimension Magazine -Interview Taisha Abelar par Alexander Blair

 

 

 

 

 

Interview de Taisha Abelar par Alexander Blair-Ewart - Dimensions Magazine

 

 

 

Pourriez-vous parler du sujet complexe de traquer ?

 

 

        Il y a deux façons de l'approcher. Tout d'abord, une définition générale dit qu'un traqueur est quelqu'un qui a transformé en art le fait de passer inaperçu. Donc, l'art de traquer est conçu pour donner une secousse au sorcier ou au praticien, et par secousse nous entendons une poussée ou une légère explosion d'énergie, afin que le point d'assemblage se déplace vraiment légèrement. Le but des traqueurs est de bouger ou de déplacer le point d'assemblage, et à travers ça, de changer leur perception du monde. La perception, bien sûr, peut être modifiée à travers le rêve, mais les traqueurs le font quand ils sont réveillés.

 

 

        La manière dont les sorciers perçoivent le monde part de la prémisse que tout ce que nous voyons lorsque nous sommes éveillés dans cette réalité dépend de la position du point d'assemblage. Je suis sûr que vous êtes un familier des livres de Castaneda, et vous savez ce qu'est le point d'assemblage, mais laissez-moi décrire à nouveau ce que c'est. C'est la focalisation du point lumineux de la conscience sur l'œuf lumineux - aussi connu comme « l'aura ».

 

        Nous croyons que le corps énergétique des êtres humains est une masse de fibres de lumière d'un nombre infini, qui ont chacune une conscience spécifique. Ces fibres ne sont pas, disons, de la lumière électrique, mais de la lumière de conscience. Sur la forme en œuf lumineux qui compose le corps énergétique, il y a un point d'une intense luminosité où la concentration de la personne, sa conscience, est assemblée. Ce point lumineux est à peu près de la taille d'une balle de golf, depuis le point de vue des « voyants » qui voient l'être lumineux des gens. Mais il peut changer de taille ; il peut aussi changer de position sur le corps lumineux.

 

 

        Et l'endroit où il est situé détermine ce qui est perçu, car il y a un alignement entre les fibres  allumées à l'intérieur du corps lumineux et les fibres qui sont au dehors, dans l'univers. Les sorciers maintiennent que l'univers entier est composé d'une infinité de fibres énergétiques, dont certaines sont perceptibles, et d'autres complètement au-delà de nos capacités humaines de perception. Donc, quand la position de ce point d'assemblage, cette zone éclairée de l'être lumineux, s'aligne avec ce qui se trouve à l'extérieur, la perception a lieu.

 

 

 

Est-ce que cela s'applique à tout le monde ?  

 

        Nous avons tous notre point d'assemblage situé à peu près au même endroit, car lorsqu'un enfant vient au monde, en vertu du fait qu'il va devenir un être humain, une personne sociale, il doit aligner la position de son point d'assemblage à celle des autres êtres humains dans le monde, afin de pouvoir interagir avec eux et percevoir le même monde. C'est parce que nos points d'assemblage sont au même endroit que nous pouvons avoir un langage, que nous pouvons parler des arbres, des voitures, de la solidité des murs et du plancher, et que nous pouvons avoir une continuité temporelle et spatiale.

 

 

        Nous savons qu'il y a eut un hier et qu'il y aura un demain. Tout cela est en rapport avec la position du point d'assemblage. Le temps, notre conception de tout ce que nous connaissons, est déterminé par l'endroit où se situe ce point de concentration de la conscience. Et, si à cause d'une quelconque anomalie, il ne se trouve pas à l'endroit où le point d'assemblage humain devrait être, alors soit ces personnes sont des sorciers - et nous parlerons de cela dans un instant - soit ce sont des candidats à la maladie mentale.

 

        Ces derniers se retrouvent dans des asiles car leur point d'assemblage n'est pas fixé à la position où les autres êtres humains maintiennent le leur. Donc, ils n'ont pas cette intersubjectivité en termes de perception, et ils ne sont pas accordés à ce qui constitue la réalité. Il existe un mandat biologique qui dit que tous les êtres humains doivent avoir leur point d'assemblage sur cette position particulière afin qu'ils puissent être ce que nous appelons des êtres humains. Les animaux ont le leur à des endroits différents, et c'est ce qui fixe leur espèce en tant qu'animaux. Les arbres ont leur point d'assemblage à un certain endroit dans leur coquille lumineuse, et cela fait d'eux des arbres.

 

 

 

Alors nous pourrions aussi appeler le point d'assemblage « la position du consensus collectif de la réalité de la persona » ?

 

 

 

        Exactement. C'est notre persona, notre personne. Maintenant, les sorciers disent que cette personne n'est pas tout ce que nous sommes capables d'être. Nous pouvons être plus qu'une simple personne sociale. Pour être plus que ce que la société, ou ce que notre privilège de naissance nous a donné, nous devons déplacer ou changer la place du point d'assemblage. Nous devons le déplacer en dehors de la position où il est fixé. Donc, ce n'est pas seulement le point d'assemblage qui est capable de bouger ailleurs, mais quand il le fait, d'autres fibres lumineuses intelligentes s'allument et s'alignent avec l'univers, et ainsi d'autres réalités sont constituées.

 

 

 

        Ces autres réalités sont aussi réelles et solides que celle dans laquelle nous sommes actuellement. Et tout est basé sur la position du point d'assemblage. S'il se déplace - et il le fait, car il se déplace de lui-même au cours des rêves - nous appelons ce rêve réalité, car celle-ci est séparée de l'état de veille ordinaire. Nous reconnaissons qu'il existe d'autres royaumes d'expérience, mais nous nous y référons toujours depuis la position de la réalité de tous les jours.

 

 

        Les sorciers ne font pas cela. Ils disent que vous pouvez sortir de la réalité quotidienne en étant éveillé. Vous n'êtes pas obligé de rêver. Rêver, bien sûr, est le contrôle du mouvement du point d'assemblage au cours du sommeil, dans les rêves, et sa fixation sur d'autres positions.

 

 

 

Et vous pouvez le faire sans être fou ?

 

        Absolument.

 

 

 

En soit, c'est une affirmation réellement révolutionnaire !

 

 

 

        Oui, parce que notre consensus dit que les gens fous ont des hallucinations, qu'ils voient des monstres, et qu'ils sont, en quelque sorte, déficients du point de vue de l'ordre social. Oui, ils sont déficients dans le sens où ils n'ont pas stabilisé leur point d'assemblage à l'endroit où tout le monde a le sien. D'une certaine façon, leur point d'assemblage est fluctuant, il se déplace sans arrêt. Ils sont fous parce qu'ils hallucinent, et ils n'ont pas l'énergie pour maintenir leur point d'assemblage sur une position donnée. Si ils avaient cette énergie et le contrôle nécessaire, ils seraient des sorciers, parce qu'ils traqueraient cette nouvelle position.

 

 

 

Je vois.

 

 

 

        Donc, tout ceci nous ramène à la question d'avoir l'énergie de percevoir plus que ce que nous sommes autorisés à percevoir, étant donné le fait que nous sommes nés en tant qu'êtres humains. Notre ordre social ne nous permet pas de nous aventurer dans d'autres royaumes sauf au travers de la folie ou des rêves qui, de toute façon, ne sont pas considérés comme réels. Donc, il y a deux voies qui sont ouvertes, mais elles ne sont pas vraiment viables. Maintenant, les sorciers disent que vous pouvez déplacer votre point d'assemblage si vous avez assez d'énergie pour le fixer sur une autre position, parce que vous ne voulez pas finir complètement perdu dans ces quantités de mondes qui existent là, comme dans les couches d'un oignon.

 

        Il est donc nécessaire d'avoir du contrôle, de l'énergie et de la fluidité, et ce que nous appelons une « intention inflexible ». La fluidité permet de déplacer le point d'assemblage, de le bouger depuis l'endroit donné qui fait de nous des personnes, et qui nous donne un sens du moi. Et c'est pourquoi l'importance personnelle doit être jetée par la fenêtre, car aussi longtemps que nous maintenons notre allégeance à l'ego, ce que nous faisons en réalité, c'est maintenir notre allégeance à cette position particulière du point d'assemblage.

 

        Et nous ne serons jamais capable de percevoir rien d'autre en dehors de cette réalité qui « va de soit ». Nous ne sommes autorisés qu'à percevoir ce qui est permit par notre position dans l'ordre social. Donc, nous avons besoin de fluidité pour déplacer le point d'assemblage ailleurs, puis nous avons besoin de stabilité, de concentration et d'énergie pour le fixer sur une autre position. Et c'est vraiment cela la sorcellerie.

 

 

 

Est-ce que votre être essentiel, votre humanité essentielle survit à cette transition entre ces mondes de réalité alternative ?

 

 

 

        Votre luminosité et votre conscience, qui sont en fait le point d'assemblage, restent intactes ailleurs. Mais ce n'est plus humain. Cela n'a pas à être humain, et c'est une erreur que nous ne voulons pas faire. Non, vous laissez derrière vous tout ce qu'il y a d'humain.

 

 

 

La plupart des gens ne voudraient vraiment pas faire cela.

 

 

 

        C'est exact, non, ils ne veulent pas. Beaucoup de gens s'intéressent à notre travail, à Carlos Castaneda et à don Juan, mais ils ne veulent pas réellement le faire. Ils ont une curiosité intellectuelle à propos d'une possibilité quant à l'existence de quelque chose d'autre, au-delà, car nous avons tous cette curiosité en tant qu'êtres humains.

 

 

 

Si nous reconnaissons que la voie du sorcier n'est réservée qu'au très petit nombre de personnes qui l'emprunteront, alors pourquoi avez-vous publié votre livre ?

 

 

 

        La raison c'est que Carlos Castaneda, Florinda Donner, Carol Tiggs et moi-même, sommes les derniers de la lignée de don Juan. A l'époque où nous avons été entraînés, ils ne savaient pas que Carlos, qui devait devenir le futur nagual, s'avérait ne pas être du tout un nagual à quatre compartiments. Un nagual est quelqu'un qui a quatre compartiments énergétiques. Mais Carlos est un nagual à trois compartiments, et cela signifie que sa mission est différente. Une des différences majeures est que la femme nagual, qui traditionnellement part avec le groupe du précédent nagual - Carol Tiggs dans ce cas -, est tout d'abord partie avec don Juan, mais est un jour revenue.

 

 

 

        L'intention du nagual Carlos, ou celle de Florinda Donner et la mienne, l'a littéralement retenue dans cette réalité. En d'autres mots, son point d'assemblage est revenu, ainsi elle est avec nous aujourd'hui. Maintenant, c'est un fait qui ne s'est absolument jamais produit au cours des générations de naguals et de voyants de la lignée de don Juan. Et c'est parce qu'elle est revenue que Carol nous a donné l'énergie d'écrire sur nos expériences.

 

 

 

Que signifie ce changement sans précédent ?

 

 

        Les desseins de l'Esprit sont absolument différents de ce qu'ils furent pour don Juan. Son groupe suivait des règles, ils avaient certaines procédures d'entraînement. Bien qu'ils soient abstraits, dans un certain sens ils étaient très concrets. Ils étaient les praticiens de techniques qui leur avaient été transmises par le groupe précédent, et ils nous ont retransmis ces techniques. Mais, en fait, ce que nous en avons gardé ne sont que les méthodes les plus abstraites, comme la récapitulation, l'idée d'être impeccable, l'idée de faire et de non-faire, qui se résument à la négation totale des pratiques et des procédures. Carol Tiggs, la femme nagual, nous a donné ce surplus d'énergie pour ramener ces choses dans la réalité. Autrement, elles ne seraient que des idées.

 

        Et parce que nous les pratiquons, nous sommes ces idées. Il n'y pas de différence entre ce que nous disons et ce que nous faisons, c'est pourquoi nous sommes capables de bouger nos points d'assemblage, car ce ne sont pas simplement des abstractions. Nos corps les ont incorporées. Oui, il y a des millions de personnes qui lisent ou qui ont lu les livres, et chacun d'entre eux peut pratiquer et parvenir à trouver le chemin. Et la raison pour laquelle je dis tout cela, c'est parce que vous n'avez pas besoin de maître.

 

 

        Etre abstrait, de la façon dont chacun d'entre nous l'est dans cette dernière génération, nous permet de voir que tout ce dont vous avez besoin est d'une occasion minimale, une idée. Alors si une personne fait de la récapitulation, des exercices de non-faire, etc., l'Esprit ou l'intention elle-même le guidera et lui enseignera, parce que cela est déjà construit en soi dans les exercices et dans les livres.

 

 

Quelles sont les méthodes par lesquelles on peut entretenir et cultiver l'énergie de traquer ?

 

 

 

        Il existe des techniques ou des procédés que les sorciers utilisent, et cela inclut les techniques de non-faire et la récapitulation, qui est la technique fondamentale pour permettre au point d'assemblage de bouger de sa position habituelle. Il y a aussi des méthodes comme « perdre l'histoire personnelle », qui permet également de s'écarter de ce qu'est notre idée du moi.

 

        Mais perdre l'importance personnelle est la clé, parce que, comme je l'ai déjà dit, tant que nous avons cette idée d'un moi, d'un moi fort, d'un ego, d'une personnalité avec laquelle nous interagissons avec les autres en termes d'accords intersubjectifs, alors nous demeurons prisonniers. Vous voyez, si la force du monde de l'ordre social est si énorme, c'est à cause du consensus de milliards de personnes qui maintiennent leur point d'assemblage à cette place particulière.

 

 

 

Donc, à un niveau individuel, on pourrait appeler cela « la pression des pairs », et à un niveau universel on pourrait appeler cela « l'esprit des temps » ?

 

 

 

        Oui. A un niveau très individuel, on pourrait appeler cela « auto indulgence », ou idée du moi, ou s'incliner devant la pression des pairs. Et à un niveau largement plus culturel, il y a le langage, la famille, les barrières fondamentales que vous devez casser - l'individu, les pairs, la famille, la culture -, et puis un espèce d'énorme inconscient collectif qui maintient tout en place. Un sorcier doit sauter hors de tout cela pour rejoindre un niveau différent.

 

 

        Et alors, derrière cet inconscient collectif, nous avons un mandat biologique qui nous maintient prisonniers dans ce « moule du singe ». Nous possédons une conduite biologique, nous avons besoin d'être des êtres sociaux, grégaires, parce que nous sommes des animaux sociaux. La solitude est quelque chose qui effraye terriblement les gens. Je veux dire que l'idée d'entreprendre un voyage solitaire, une quête solitaire, est un de celle qui élimine les néophytes, car la récapitulation se fait dans une solitude absolue.

 

 

 

        Les gens pensent qu'ils peuvent méditer ensemble, faire des choses ensemble, tant qu'ils peuvent avoir un consensus de groupe. Mais, vous voyez, c'est ce même consensus de groupe qui empêche le mouvement subtil du point d'assemblage. Donc, vous devez aller au-delà de cette force, et vous devez avoir l'énergie, et l'énergie provient de toutes ces choses que j'ai mentionnées avant, comme l'impeccabilité ou le fait d'utiliser sa mort. Vous vous donnez à mort, car de toute façon, vous vous donnerez à la mort.

 

        Si vous suivez la voie du sorcier, si vous souhaitez vous défaire du moi, de cette position donnée du point d'assemblage, et vous aventurez dans l'inconnu, alors c'est comme mourir. Le moi doit capituler, et c'est une sentiment horrible, émotionnellement et physiquement. C'est comme, vous savez, l'homme contre l'univers.

 

 

 

Et cette mort se prolonge, n'est-ce pas ? Je veux dire, cela n'arrive pas à un moment miraculeux. C'est quelque chose qui s'effectue progressivement. Cela peut prendre des années. A quel moment savez-vous que c'est fait ? A quel moment savez-vous que votre vieux moi est finalement mort, ou bien que vous êtes devenu ce qui est appelé dans les livres « un guerrier sans forme » ?

 

 

 

        Vous devez être sans forme. Vous devez ne pas avoir de moi. Avant tout, comme vous le dites, ce n'est pas un processus soudain, bien qu'il puisse l'être. Le mouvement du point d'assemblage peut être soudain, dans certains cas anormaux. Un grand choc survenant tout à coup le déplace dans un autre endroit, et une nouvelle réalité est constituée en face de la personne. Mais, habituellement, cela ne dure pas, car cela est provoqué par une force externe, et il revient ensuite à sa position habituelle. Si cela se prolonge, la personne ne saura pas ce qui se passe et deviendra un sujet pour les asiles ou les institutions. Donc, un changement graduel est préférable car vous avez du contrôle.

 

 

 

J'ai compris que les drogues, les plantes de pouvoir, pouvaient également induire un déplacement ?

 

 

 

        Oui, c'est exact. Sous l'influence de drogues psychotropes, vous voyez des mondes différents, et le point d'assemblage est complètement « soufflé » de sa position. Mais vous ne faites pas ça, vous n'avez pas de contrôle. Encore une fois, c'est dû à un agent externe. La simple présence d'un nagual déplace aussi le point d'assemblage. Son impeccabilité peut bouger le point d'assemblage de ses apprentis. Il n'a pas besoin de leur donner un coup dans le dos ou quoi que ce soit. L'énergie pure peut pousser les apprentis à assembler différents mondes.

 

 

 

        Mais vous voyez, encore une fois, à chaque fois que nous étions en présence de don Juan et de ses compagnons, leur force nous faisait accomplir des choses fantastiques. Ces choses dont je parle dans mon livre. Mais lorsque je suis revenue à Los Angeles, ils n'étaient plus là, et je me suis retrouvée à faire face à la force de l'ordre sociale, et mon point d'assemblage est retourné dans la première attention. Le plus tragique, c'est qu'à moins que vous ne fassiez revenir votre point d'assemblage aux endroits où il était sous l'influence de don Juan et de ses compagnons, vous vous souveniez à peine de ce que vous aviez fait, ou en quoi consistaient ces autres mondes. Ils étaient comme des rêves.

 

        Vous devez emmagasiner l'énergie vous permettant de déplacer votre point d'assemblage jusqu'à la conscience accrue, afin de pouvoir l'y maintenir là vous-même et vous aventurez au-delà. Ensuite, vous le déplacez encore plus loin. Donc c'est un changement graduel.

 

 

 

Comment emmagasinez-vous ou gardez-vous de l'énergie pour déplacer votre point d'assemblage ?

 

 

 

        La récapitulation est la méthode principale. J'aimerais juste mentionner qu'un autre moyen de le déplacer est l'impeccabilité pure, en ayant l'intention du mouvement. L'intention est vraiment une voie, une force qui nous connecte directement avec l'énergie en liberté. Et parce que cette force est intelligente, c'est un ordre directif en quelque sorte, on l'appelle l'Esprit, l'Aigle. Et lorsque l'homme relie son énergie personnelle à l'énergie du dehors à travers des actes impeccables, c'est l'Esprit lui-même qui bouge le point d'assemblage, car dans un sens, l'homme a renoncé à son contrôle. Il a renoncé à lui-même, à son ego.

 

 

 

        Il s'est laissé aller et a permit à la force directrice de l'intention de le déplacer. Et toutes ces activités de sorcellerie que j'ai mentionné, la récapitulation, tous les non-faires, sont déjà reliés à l'intention des sorciers. Alors, les gens ont juste à faire ces choses et laisser l'intention les prendre, et leur point d'assemblage bougera, car ce sont d'anciennes techniques qui ont été transmises durant des générations à l'intérieur de la lignée de don Juan, et qui sont déjà connectées à l'Esprit.

 

 

 

        Nous connaissons déjà la nécessité d'emmagasiner de l'énergie, car c'est le seul moyen de sortir du moule dans lequel nous sommes nés en tant qu'êtres humains. Nous aimons parler en termes de « singe humain », parce que cela replace vraiment l'homme dans une perspective appropriée.


Publié à 11:41 le 27 septembre 2007 dans Taisha Abelar
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