
Rubriques
Liens
|
Séminaire de Mexico - Janvier 1996
Six à Sept cent personnes s'étaient réunies vendredi soir dans la vaste salle de balle du Centre Asturiano, près de l'hôtel Nikko, dans le parc de Chapultepec, pour écouter la première conférence du Nagual. Elle devait se dérouler de 20h à 22h, mais la plupart des gens étaient déjà installés sur leur chaise à 18h45, et la conférence et la session de questions-réponses durèrent beaucoup plus longtemps que prévu, jusqu'à 22h40.
Castaneda traita la plupart des sujets qu'il avait déjà traités au cours de séminaires précédents, et il sembla être aussi drôle et déterminé en espagnol qu'il l'est en anglais. Cependant, l'audience avait une attitude différente de celle d'un séminaire typiquement américain. Durant la session de questions-réponses, plusieurs personnes hurlèrent leur question à Castaneda, parfois avant qu'il ait fini de répondre à la question précédente. Et il me sembla que le même genre de questions était posé répétitivement avec juste quelques légères variations dans la formulation, comme par exemple, "Pourquoi devrais-je faire de la Tenségrité ?" et "Comment dois-je pratiquer ?"
Réponse : "La seule façon de faire de la Tenségrité est de le faire." Autre exemple de question : "Est-ce que don Juan est maintenant un OVNI ?", "Est-ce que les sorcières sont comme des OVNI ?"
Il était fascinant de voir comment Castaneda arrivait à supporter une audience aggressive et parfois énervée sans jamais perdre son sang froid ou élever la voix. Il s'arangea pour répondre de manière lumineuse, pointue et humoristique aux questions les plus odieuses.
L'inconvénient pour les participants ne parlant pas l'espagnol, qui étaient apparemment plus nombreux que prévu, était qu'il y avait un nombre insuffisant de traducteurs officiels et les quelques traducteurs disponibles n'étaient pas de langue maternelle anglaise. Heureusement, nombre d'entre nous avait des compétences en espagnol et furent capables de corriger les erreurs des traducteurs. Et les traductions semblèrent s'améliorer au fil du week-end.
Samedi matin à 9h, Castaneda parla à nouveau brièvement à une audience plus réduite, environ 400 personnes. Il nous prépara pour les mouvements et suggéra que nous suspendions notre jugement en essayant de pratiquer. En quittant la scène, il repéra plusieurs d'entre nous qui venaient des USA et qui avaient participé aux séminaires de Los Angeles, et nous salua chaleureusement.
La salle fut assez surprise, et aussi enchantée, lorsqu'entrèrent les cinq femmes, les Pisteuses d'Energie - qui prirent les trois scènes surélevées afin de montrer les mouvements - dont Nyei et Reni Murez et Kylie Lundahl. Deux jeunes femmes les accompagnaient, l'une s'appelait Aerin (elle vient apparemment d'Argentine), et l'autre, dont je n'ai pas retenu le nom, est italienne.
Elles nous enseignèrent huit passes ce matin là, dont l'intention était de renforcer les jambes - "notre base." Nous avons répété les passes plusieurs fois, et on nous a dit que nous pouvions les répéter autant de fois que nous le voulions dans notre pratique individuelle, du moment que nous faisions une pause après une vingtaine de fois, afin que l'énergie se redépose sur l'ensemble du corps. Chacune de ces passes était assez simple, et aucune n'avait de nom.
Contrairement au précédent compte-rendu fait par un témoin qui n'était pas présent, les Pisteuses répondirent à beaucoup de question au sujet de comment faire chaque passe (bien qu'il sembla y avoir plus de questions que lors des séminaires aux Etats-Unis). Et contrairement à ce "compte-rendu", ni Nyei ni Reni ne semblaient avoir de difficulté à suivre les autres Pisteuses. Selon mon point de vue, toutes les cinq semblaient être bien préparées et hautement énergétiques, bien que la nouvelle Pisteuse italienne semblait être un peu nerveuse au début, et moins accoutumée que les autres à enseigner à une large assistance.
Ce matin là, à un certain moment, Philip, dont les participants au précédent séminaire se souviendront de lui comme traducteur pour les praticiens de langue espagnol, rejoignit Kylie au centre de la scène pour aider à traduire les instructions (que Kylie, Nyei et Reni donnèrent en anglais, et qu'Aerin donna en espagnol), et pour aider dans la démonstration des mouvements. Samedi après-midi, un grand nombre de femmes autour de moi commentèrent que Philip avait très bien montré les passes et que c'était bien d'avoir un gars sur scène pour changer.
Après la pause déjeûner, Castaneda vient à nouveau parler et dit un mot à porpos d'un participant italien qui était parti en colère durant la session du matin. Il nous rappela que ce n'était pas la voie du guerrier de se mettre en colère et que cela n'était qu'une manifestation de l'importance personnelle de partir froissé. Puis l'instruction de Tenségrité reprit, et nous avons revu les passes du matin, puis nous avons appris quatre autres passes qui étaient des enchaînements plus longs que les passes du matin.
La conférence du samedi soir fut reportée à 20h30. Castaneda commença par répondre aux questions, et sembla captiver l'audience avec ses histoires, ses plaisanteries et ses jeux de mots. Une de ses plaisanteries, qui ne fit pas beaucoup réagir l'audience au début, était de don Juan, et Castaneda dit qu'il s'agissait d'un exemple de méthode qu'utilisait don Juan pour créer chez lui une dissonance cognitive.
Castaneda la raconta : "Un homme suivait un perroquet dans la rue. Après un certain temps, le perroquet se retourne et demande, ‘Pourquoi est-ce que vous me suivez ?' L'homme répond, ‘Je suis désolé. Je pensais que vous étiez un perroquet.'" Cette blague plia Castaneda en deux de rire lorsque don Juan la lui raconta (et Castaneda nous la raconta à nouveau dimanche matin, vraisemblablement pour se faire rire lui-même).
Castaneda ayant mentionné que la Vallée de Mexico (dans laquelle la ville de Mexico est située) était "l'épicentre", plusieurs personnes demandèrent ce qui rendait cet endroit si spécial. D'après ce que j'ai compris, le Nagual expliqua que le "toit énergétique" était si haut à cet endroit, que des perceptions et des événements inhabituels s'y produisaient. Il rapporta également que sa vue était meilleure à cet endroit, alors qu'après deux jours à Los Angeles, elle était à nouveau mauvaise.
Comme il l'avait précédemment expliqué, son problème de vue a été causée par la blessure qu'il a subi à l'un de ses yeux, après avoir tournoyé pour percevoir dans le monde à 360°, qu'il a déjà décrit au cours de séminaires précédents. Il indiqua également qu'il ne faisait jamais l'expérience du monde à 360° dans sa pratique de rêver quand il se trouvait à Mexico.
Le Nagual répondit aussi à beaucoup de questions concernant les flyers, et nous raconta une histoire merveilleuse à propos d'une rencontre avec une sorcière d'une autre lignée, à Mexico, peu après la mort de La Gorda, qui l'avait soudainement éclairé sur ce qui était arrivé et sur ce qu'il avait à faire à partir de là.
Dimanche matin, Castaneda nous salua à 9h15, et commença à parler et à répondre aux questions durant presque deux heures. Il parla de la longue question pompeuse qu'un homme avait posée le soir précédent; il avait demandé à Castaneda de répondre à un certain nombre d'affirmations à propos de vagues concepts que l'homme affirmait être des "faits". Castaneda cita cela comme un exemple de comment nos esprits de flyer nous rendaient pesant et lourd, à cause de la "masturbation mentale." Il dit qu'il existait un mot chinois pour cela : "manfifa", et il utilisa ce mot plusieurs fois pour représenter cette activité de manière plus douce.
Alors que le séminaire touchait à sa fin, les Pisteuses d'Energie indiquèrent qu'elles allaient essayer de passer les 15 dernières minutes à répondre à quelques questions additionnelles concernant la Tenségrité. Tout d'abord, Kylie avait une déclaration à faire, pour expliquer que son apparition, ainsi que celles de Reni et Nyei le jour précédent, étaient en "expiation", à cause de ce qui était arrivé au séminaire de décembre, tandis que leur présence ce jour là était destinée à aider au lancement de la nouvelle configuration des Pisteuses d'Energie.
Elle indiqua également qu'elle ne savait pas si elle continuerait à enseigner pour les séminaires à venir. Durant les quelques minutes restantes, au lieu de prendre des questions, Kylie conduisit une série rapide et vigoureuse de plusieurs des passes que nous avions apprises. Cette "révision" enchanta l'assitance.
Genrich
|
Publié à 09:36 le 7 avril 2008 dans Séminaires de Tenségrité |
Lien |
|
|
Séminaire de Mexico - Mai 2002
Le séminaire s'est tenu dans le centre de Mexico, au dernier étage d'un immeuble qui en comportait six ; un centre de congrès situé un peu à l'ouest du parc Alameda. Nous avons commencé vendredi en apprenant une nouvelle version de « Pister l'Energie », guidée par Aerin Alexander. Toujours pleine d'une énergie très exubérante, elle était même encore plus animée qu'à l'accoutumée. Son énergie semblait être primordiale pour que le séminaire se déroule.
Il y eut une conférence pour ouvrir le séminaire, incluant une explication des concepts basiques sur l'énergie, les centres vitaux, la redistribution d'énergie vers ces centres, le point d'assemblage, etc. La version de la passe « Pister l'Energie » enseignée à ce séminaire mit l'accent sur les pieds et les jambes - il n'y avait pas de mouvements de bras, tout se faisait avec les pieds, les jambes, et les yeux. Les instructeurs prirent en compte le grand nombre de nouveaux praticiens présents pour leur premier séminaire, et les remercièrent de leur présence. Ce sont les nouveaux praticiens qui apportent la nouvelle énergie et la fraîcheur au groupe entier des praticiens.
Samedi matin, nous avons continué à apprendre « Pister l'Energie », ainsi qu'une nouvelle version de « La Respiration des Voyants » (J'ai oublié le nom de la nouvelle version). Gavin donna une conférence sur le thème de traquer et du besoin d'être conscient de notre niveau d'énergie ou de notre disponibilité énergétique à chaque instant. Il commença par se référer au rêve sorcier, disant qu'il n'y a aucun moyen de rêver comme les voyants le font avant d'avoir accumuler de l'énergie en restreignant sa dispersion dans notre vie quotidienne. Il lut les trois premiers principes de traquer de « La Roue du Temps » : choisir notre champs de bataille, écarter tout ce qui n'est pas nécessaire, et toujours être prêt à livrer notre dernière bataille. Il relata que ces trois points étaient nécessaires pour être conscient de notre propre condition énergétique, afin d'éviter d'entrer dans une « bataille » (une interaction, un projet, une activité) à un moment ou dans un endroit où nous n'avons pas suffisamment d'énergie pour la mener à bien.
Il raconta l'histoire suivante : Un jour, on leur demanda, à lui et à d'autres apprentis, de nettoyer le grenier de la maison de Florinda. Gavin, en bon Allemand, sentait qu'il était particulièrement bien placé pour planifier et diriger l'effort du groupe. Cependant, le groupe sembla ignorer ses suggestions et son offre de tout diriger, et procéda de façon différente. A la fin du boulot, ils avaient tout nettoyé, mais Gavin repéra un paquet de saletés au bord du grenier. La construction de la maison était typique des Etats-Unis : des chevrons de bois avec des feuilles de roche clouées aux chevrons du dessous. Le revêtement en roche ne pouvait supporter plus de poids, il fallait donc marcher sur les chevrons, en s'équilibrant avec prudence, afin d'éviter de traverser le plafond. Alors que Gavin s'approchait du tas de déchets, il dut se pencher en avant et étendre son corps pour l'atteindre. Soudain, il perdit l'équilibre et marcha sur le revêtement qui céda ; il tomba à travers celui-ci. Il voulut se rattraper aux chevrons de bois avec ses bras, et vint finir sa course, accroché aux chevrons par les jambes et la ceinture, le haut du corps se balançant à travers le plafond de la chambre à coucher de Florinda. Florinda et Taisha étaient dans la chambre à ce moment ; elles le dévisagèrent simplement avec la bouche ouverte. Après l'avoir aidé à descendre, Florinda renvoya Gavin chez lui pour qu'il se repose et se lave, en lui disant de ne pas s'inquiéter pour les dégâts.
Le jour suivant, Florinda eut une conversation avec lui. Elle le questionna à propos de son état énergétique de l'après-midi là, incluant sa réaction lorsque ses recommandations et son envie de diriger avaient été ignorées par les autres apprentis au cours du projet de nettoyage. Elle conclut : « Gavin, tu n'avais tout simplement pas l'énergie pour tenter ta dernière manoeuvre. Tu aurais du être conscient de ton énergie, ainsi tu aurais su si oui ou non tu pouvais entrer dans la bataille suivante. Tu dois devenir un comptable de ton énergie. »
Nous avons pratiqué une nouvelle version de « Cartographier le corps », en manipulant les pieds avec la conscience de l'énergie qui s'y trouve - notre meilleure énergie.
Il y eut plusieurs conférences durant lesquelles Aerin, Nyei, Miles et Gavin répondirent aux questions et firent des commentaires. Durant l'une de ces sessions, ils parlèrent de la tendance qu'a l'homme moderne d'assigner des nombres à tout. Les voyants utilisent les outils disponibles pour pister l'énergie - un des outils qu'ils peuvent utiliser est cette concentration que nous employons pour compter et pour les nombres. On nous demanda d'examiner notre niveau d'énergie à ce moment et d'attribuer un pourcentage allant de 1 à 100 pour décrire notre niveau actuel d'énergie. Puis, on nous demanda d'examiner où nos pensées et notre esprit étaient à ce moment. Finalement, nous avons fait l'inventaire de notre corps : comment on se sentait, comment étaient certaines parties, tendues ou douloureuses, comment était notre respiration, etc. C'est un exercice que nous fîmes un certain nombre de fois au cours du séminaire. On nous demanda également d'examiner ce qui aurait pu expliquer les augmentations et les chutes de notre énergie au fil du temps - qu'est-ce que nous nous disions à nous-même ?
Aerin raconta une histoire où elle avait projeté d'aller au restaurant pour y rencontrer quatre de ses amis afin de discuter d'un projet. Au restaurant, ses quatre amis étaient arrivés ensemble, elle était la seule qui était arrivée toute seule. La rencontre devint horrible - elle se retrouva à refuser à peu près tout ce que les autres proposaient. Plus tard, le nagual la questionna à propos de la rencontre. En entendant son compte-rendu, il lui dit qu'elle n'avait pas d'énergie pour l'interaction. Pourquoi ? Parce que son dialogue intérieur était : « Eux quatre sont arrivés ensemble, ils ont du être ensemble avant, sans moi - ils m'ont mise à l'écart. » La plupart de nos pertes d'énergie viennent de notre importance personnelle, de notre sentiment d'avoir été blessé par un coup porté à cette même importance personnelle : ils ne m'aiment pas, ils ne m'apprécient pas, ils ne font pas attention à mes sentiments, ils me laissent tomber.
Au cours d'une session de questions-réponses, le samedi soir, Aerin demanda à des praticiens de décrire leur état énergétique du moment. Une praticienne répondit que le sien était très bas à cause d'une situation difficile à laquelle elle faisait face à son travail. Aerin et Nyei lui expliquèrent que ni elles ni personne ne pouvaient lui dire quel était le meilleur moyen de gérer cette situation, mais qu'elle pouvait trouver elle-même la meilleure solution, si elle pouvait devenir consciente de où son énergie était à chaque moment, et de ce qu'elle se disait à elle-même qui pourrait provoquer une élévation ou une chute de son énergie. Et la seule façon de devenir conscient de cela est dans le moment présent : prendre note de mon énergie maintenant, où sont mes pensées, et qu'est-ce qui se passe avec mon corps maintenant ? On nous demanda de faire ce type de compte-rendu dans nos carnets de bord, plusieurs fois par jour, puis de les relire tous après un mois pour voir ce que nous pouvions découvrir.
La session du samedi soir se termina par une pratique spéciale de « Pister l'Energie ». Trois percussionnistes montèrent sur scène et jouèrent alors que nous faisions les passes, laissant le rythme nous souffler les changements de direction, et finalement, chacun fit son fragment préféré de la passe dans différentes directions.
Dimanche, Miles parla de la relation entre nos corps d'énergie et l'énergie de la Terre : tous les filaments d'énergie dans notre corps existent aussi dans les filaments énergétiques de la Terre, et l'alignement de nos filaments d'énergie avec ceux de la Terre est important.
Une fois, le nagual demanda à Miles de devenir conscient de la direction à laquelle il faisait face durant la journée. Miles nous montra une petite boussole qu'il avait achetée pour l'aider à s'orienter. La chaise sur laquelle nous nous asseyons dans une pièce, la direction dans laquelle nous faisons une passe magique, sont importantes pour notre alignement optimal avec l'énergie de la Terre. Il n'y a pas une seule direction optimale pour chacun, ni une même direction optimale pour la même personne tout le temps : la direction du meilleur alignement change et doit être ressenti selon le moment.
Miles nous lut un long extrait du premier livre de Castaneda ("L'Herbe du Diable et la Petite Fumée"), décrivant l'effort qu'entreprend Castaneda pour trouver la « bonne place », pour s'asseoir ou se reposer en face de la maison de don Juan. Le passage mentionne le besoin d'utiliser les yeux, mais pas de façon directe ou visuelle.
Puis nous avons pratiqué les passes un certain nombre de fois dans différentes directions, en cherchant à ressentir une différence dans comment nous nous sentions. Nous avons aussi pratiqué s'asseoir et s'allonger avec les yeux à moitié fermés : une contemplation « soft ».
Dimanche après-midi, nous avons pratiqué la passe de « La Folie Contrôlée » - d'abord par deux, puis en groupes de quatre. La passe évoque les variétés de nos interactions avec les autres dans le contexte d'être entouré par l'Infini et de lui faire face. Pour finir le séminaire, nous avons fait la passe avec la musique d'Augustin Lara : « Rival ». Le nagual sentait que l'air de piano de Lara parlait directement à nos centres d'énergie. Et affronter un « rivale » en étant conscient de notre propre énergie, qui conduit à laisser tomber notre dialogue intérieur basé sur l'importance personnelle, peut faire éclore un nouveau point de vue - le rival devient quelque chose d'autre, quelque chose d'exquis.
Pour moi, l'effet le plus puissant qui suivit le séminaire fut le sentiment d'être responsable de comment je perçois le monde, et être responsable de la finalité de mes décisions - il n'est plus possible d'agir simplement pour apaiser les autres ou pour suivre le chemin le plus commode, ou le chemin qui offre le moins de résistance. La vieille habitude de prendre chaque décision de manière à garder le plus d'options ouvertes ne fonctionne plus, car je n'ai plus envie de répéter ou de reporter à plus tard quoi que ce soit. La blague que j'avais l'habitude de faire dans un bureau où je travaillais était : « Bien sûr, je vais déjeuner avec toi, à moins que j'ai une meilleure offre. »
Mais maintenant cela semble plus clair en quelque sorte, plus évident, que je ne peux pas prendre mes décisions avec de la réserve, et toujours refuser de m'engager pleinement parce que quelque chose de mieux va peut-être m'arriver. Au moins, je sais que lorsque j'assume la pleine responsabilité d'une décision, en essayant de ressentir sa finalité, mon niveau d'énergie est en nette augmentation.
Notes d'un praticien
|
Publié à 01:39 le 2 septembre 2007 dans Séminaires de Tenségrité |
Lien |
|
|
Voyages avec la Tenségrité de Carlos Castaneda
Sedona Journal -Octobre 1996
Par Elizabeth Kaye McCall
Contes et enseignement des navigateurs de l'Infini
Los Angeles, Californie, 30 juillet 1996 - Je suis allée à la Tenségrité armée d'une importance personnelle de journaliste. Les séminaires forgés par Carlos Castaneda pour enseigner les « passes magiques » (des mouvements) découvertes par les chamans de l'ancien Mexique ont rapidement gagnés en notoriété, et je voulais faire un article sur les étranges séminaires avant qu'ils ne deviennent la tendance. Ce que j'ai y trouvé a fait que j'ai laissé tomber mon rôle, mon dictaphone et mon bloc-notes pour avoir affaire à des expériences uniques à côté d'un séminaire normal.
Ceux que j'ai rencontrés dans la Tenségrité ont également partagé généreusement leurs perceptions. « J'ai été présenté à Carlos par un ami, et je ne savais rien de lui. Je n'avais pas lu un seul mot d'aucun de ses livres », dit Greg Mamishian, un électricien de Topanga Canyon en Californie, qui a participé à des classes données par Castaneda plusieurs années auparavant, avant que le nom « Tenségrité » soit adopté. « Nous les appelions simplement ‘les classes expérimentales'. Il a présenté le nom Tenségrité plus tard. » A cette époque, un groupe de 30 à 35 étudiants se retrouvaient pour apprendre au cours de chaque session des mouvements assez simples, d'après Mamishian, en contraste avec les passes plus élaborées enseignées depuis lors, qui impliquent typiquement « beaucoup de mouvements enchaînés ensemble. » Pendant plusieurs mois, Mamishian a participé aux classes une à deux fois par semaine.
Tout comme aujourd'hui, les passes impliquaient souvent des mouvements physiques vigoureux, et l'enseignement était souvent parsemé par les histoires de Castaneda sur son apprentissage avec le chaman indien mexicain, ou sorcier, don Juan Matus. « Oh, il racontait des histoires très drôles ; c'est un véritable maître conteur », commenta Mamishian. Pour ceux qui participent à la Tenségrité maintenant, les conférences fréquentes mais imprévues durant les séminaires sont pour beaucoup le moment le plus marquant de l'évènement. « Je me souviens de la première chose qu'il nous a dit : ‘Vous êtes tous des êtres qui vont mourir.' Et cela a toujours été le point de départ », éclaira Mamishian, à propos d'un thème qui imprègne la Tenségrité et le travail de Castaneda.
Mamishian, longtemps praticien de méditation Zen, se souvient également distinctement de sa première rencontre avec Castaneda,quand la personne qu'il allait bientôt connaître comme le nagual était en train de chercher une place de parking près du lieu de pratique. Mamishian lui offrit promptement la sienne. « Ce qui m'impressionna, je crois, comme presque tout le reste, fut comment il apprécia cela, appréciant sincèrement que quelqu'un lui offre sa place de parking », dit-il, se rappelant ce jour mémorable. A la fin de l'après-midi et la fin de la conférence de trois heures de Castaneda sur le monde des sorciers, l'électricien fut suffisamment inspiré pour en apprendre le plus possible. « Je n'avais aucune préconception, et je suis si heureux que cela en fut ainsi, parce que je n'avais aucune idée sur son passé. Je n'ai vu que le résultat final de 35 ans. J'ai vu le produit fini et je l'ai immédiatement aimé », affirma Mamishian. Les remarques fréquentes de Castaneda sur « avoir une histoire d'amour avec la connaissance » avait une signification spéciale. « Il aime l'inconnu. Il est totalement captivé par celui-ci, et je le suis aussi maintenant. »
Mamishian dévora rapidement tous les livres que Castaneda avait écrits, et très rapidement, fit l'expérience de l'inhabituelle façon de rêver que ceux-ci décrivaient avec insistance.
« Rêver, comme le font les sorciers, est un exercice de conscience et un exercice de perception », expliqua Mamishian, en décrivant comment il avait suivit la méthode définie par les livres de Castaneda, afin de se souvenir de « chercher ses mains quand on rêve » au moment d'aller se coucher. Une nuit, au beau milieu d'un rêve normal, Mamishian fit l'expérience d'un sentiment désagréable à propos de quelque chose dont il devait se rappeler. « Tout à coup, cela me frappa, et je me suis dit, regarde tes mains idiot ! Et c'est ce que je fis. J'ai tenu mes mains en face de moi et j'ai regardé, et c'étaient mes mains, et cela déclencha un réveil dans mon rêve », continua t-il. « J'étais si surpris d'être réveillé tout en étant dans un rêve. Je vous le dis, c'est bouleversant, parce que nous avons seulement l'habitude d'être réveillé ici. »
Maintenant, avec les expériences ajoutées de trois séminaires de Tenségrité, Mamishian m'expliqua leur effet sur son état de rêve : « La nuit, c'est là que je remarque la différence. Je peux avoir suffisamment d'énergie pour être conscient. » Comme avant, les occasions qu'offrent les séminaires d'entendre Castaneda et ses cohortes parler de leurs vies apparemment incroyables sont là. « J'adorais voir Carlos. J'adorais l'écouter. Le séminaire vous permet d'avoir un petit aperçu de leur monde...et la Tenségrité est une partie de cela, parce que le but ou l'intention de la Tenségrité n'a rien à voir avec la vie de tous les jours. Cela change votre perception de façon très subtile et vous avez l'occasion de goûter au monde des sorciers. »
Comme un grand nombre de personnes qui ont participé aux séminaires, Mamishian pratique régulièrement la Tenségrité avec un ou plusieurs groupes qui ont spontanément émergés à Los Angeles, et dans d'autres villes où les gens se rencontrent pour faire les mouvements. Bien qu'ils ne soient pas affiliés à Castaneda ou à Cleargreen Inc. (la compagnie basée à Santa Monica qui organise la Tenségrité), les groupes de pratique sont composés d'un grand nombre de personnes qui viennent régulièrement pour revoir la collection élargie de passes. Des nouvelles à propos des séminaires à venir, des annonces internet et des connaissances traditionnelles de Castaneda sont également nombreuses dans les groupes.
« Il y a un tel sentiment mystique à propos de toutes ces personnes que les rumeurs tourbillonnent autour d'eux comme un cyclone », dit Mamishian. « Il y a tellement de connaissance de seconde main...les gens adorent les petits bouts et les petits morceaux. » Tellement, en fait, qu'à un moment, Castaneda utilisa internet pour faire savoir qu'il ne désirait pas être adoré comme un gourou. Encore qu'au-delà de l'immense popularité de Castaneda, les expériences que font les gens de la Tenségrité soient diverses. Peu de choses peuvent faire exploser l'ego, les jugements et les comportements habituels plus rapidement que marcher dans une pièce de 200 étrangers, que j'ai rencontrés à mon premier séminaire de Tenségrité les 11 et 12 novembre 1995, à Los Angeles. Même avec l'interdiction de prendre des notes (qui est valable pour tous les participants), mon esprit discuta de façon incessante les détails que j'essayais de me rappeler. Il fut immédiatement clair que l'organisation était bien rôdée. Depuis les responsables de la circulation sur le parking, jusqu'aux accueillants assis derrière les tables d'inscription bien situées, « l'air » exsudait la compétence du meeting professionnel et des planificateurs d'évènements.
Une fois à l'intérieur, mes observations détachées commencèrent à se morceler. Les gens qui avaient participé un certain nombre de séminaires de Tenségrité disent que chacun d'entre eux est différent. Celui de novembre fut marqué par une activité bourdonnante qui fut manifeste dès le début. La vue immédiate de participants vétérans de la Tenségrité (des personnes qui savent de quoi il s'agit) accrocha rapidement mon regard. En conséquence, je pouvais difficilement m'imaginer en train de jouer à gratter, selon les mouvements inspirés du chien de prairie, au cours de la passe « L'Être de la Terre » que je vis pratiquée avec enthousiasme par de petits groupes clairsemés autour de la pièce. Pendant ce temps, les slogans inscrits sur les T-shirts de certains praticiens me donnèrent un indice sur les évènements précédents. « L'importance personnelle tue...Faites de la Tenségrité », disait l'un d'eux, faisant écho à un thème clé. Une autre inscription « La magie est dans le mouvement » mettait l'accent sur les heures passées à apprendre à pratiquer les différentes passes au cours de chaque séminaire. Mais le T-shirt avec « Le corps d'énergie n'est pas la où tu es...Fais de la Tenségrité » était la synthèse des premières raisons pour pratiquer ces mouvements hautement puissants. On dit que les passes servent à récupérer des portions du corps d'énergie qui ont été séparées de notre être physique au cours de la vie quotidienne. Elles nous aident également à stopper l'incessant dialogue intérieur qui nous vole notre silence intérieur.
Dans les séminaires de Tenségrité, c'est toujours un mystère de savoir qui va apparaître sur scène. Les conférences sont données par n'importe lequel des quatre disciples de don Juan - Carlos Castaneda, Carol Tiggs, Florinda Donner-Grau, et Taisha Abelar - selon la configuration énergétique du moment. Les conditions étaient telles en novembre dernier qu'ils apparurent tous au cours du week-end (un évènement sans précédent). Et aussi, pour la première fois, une femme jeune et mince appelée l'Eclaireur bleu quitta momentanément les pages du livre de Castaneda (L'Art de Rêver) pour rejoindre le casting des personnages littéraires ramenés à la vie pour le séminaire. Les femmes sorciers, que Castaneda est enclin à appeler « les sorcières », sont des oratrices nées qui captivent l'audience avec les contes et les enseignements provenant de leurs existences multidimensionnelles.
Les participants chevronnés étaient debout en train d'applaudir, lorsque je pris conscience que Castaneda était entré dans la salle. Après la surprise de le voir en chair et en os (il me rappela un elfe ou un jockey), je fut frappée par son incroyable sens de l'humour. Bien qu'il n'ait jamais voulu être filmé, il aurait put faire un formidable invité pour Jay Leno ou David Letterman. A un moment de sa conférence longue d'une heure, il sourit comme s'il partageait un secret et dit : « Je suis vide à l'intérieur. » Et avec ses mots, il sembla ne plus rien avoir sous les jambes animées de son pantalon qui tournoyaient sur scène.
Avec les prémisses sur l'énergie et la perception qui sont des thèmes centraux dans le monde des sorciers, Castaneda parla d'un thème courant aux séminaires - l'importance personnelle - et plaisanta à propos de ce que à quoi aurait pu ressembler sa vie (à garer des voitures, dit-il en riant) sans le maître chaman don Juan, qui en gros l'a enrôlé. Castaneda instruisit rapidement ceux qui n'auraient pas été familier avec le travail de auteur américain du bottin mondain, sur comment la forme énergétique humaine s'était transformée depuis la forme d'œuf du passé en une configuration ressemblant maintenant plutôt à une sphère. Il expliqua comment la perception des différentes réalités résulte du mouvement d'un point lumineux situé derrière les épaules (le « point d'assemblage »), là où est assemblée la perception.
Approximativement, étant donné les 600 différents points situés dans la sphère humaine, un mouvement subtil du point d'assemblage peut vraisemblablement signifier un voyage vers d'autres mondes. Ce fut Carol Tiggs qui fut la première que j'entendis appeler Castaneda et son groupe des « navigateurs de l'Infini. » Attirante, charismatique et pleine d'esprit, Tiggs arpentait la scène pour définir ses limites après avoir énoncé son nom de sorcier (le protocole pour le monde dans lequel elle demeure). Tiggs « franchit les sillons » en expliquant un processus (que certains appellent le channeling) pour accéder à un autre temps et parla de ses expériences de vie sur le chemin des sorciers. Tel un expert en lecture de l'esprit, branché aux incessantes pensées qui consument la plus grande part de l'attention humaine, Tiggs parla de l'interminable discussion qui a lieu à l'intérieur de nos têtes. Florinda Donner-Grau plaisanta plus tard sur le fait que Tiggs avait voulu intituler le séminaire « Et moi ? » pour mettre l'accent sur la lutte désespérée que l'ego entreprend pour garder le contrôle.
Tiggs invita sept personnes à monter sur scène et les poussa dans un moment de silence, tandis que la salle étouffée émettait virtuellement une pulsation électrique. Après les avoir fait asseoir côte à côte, Tiggs sortit de la ligne et dit, « Regardez dans mon œil gauche », tout en poussant gentiment chacun des « choisis » à s'incliner vers l'arrière. « Elle l'a fait pour toute l'assistance », dit plus tard une femme, discutant ce qui s'était passé. « Si chacun peut s'arrêter de penser, j'imagine que l'on peut être là haut et s'ouvrir à l'instant, elle (Tiggs) aura réinitialisé tout le monde dans la pièce. Plus vous avez des moments de silence, plus vous devenez vide », continua la femme - ce qui crée une opportunité pour le choix, d'après Castaneda.
Donner-Grau, la somnambule auto proclamée (rêveuse) du groupe, expliqua que les sorciers partagent souvent et peuvent mutuellement faire l'expérience d'autres réalités - même au point que des entités venant de son monde de rêver se présentent de temps à autre dans le monde de tous les jours, où ses cohortes les perçoivent aussi. Donner-Grau mit l'accent sur l'importance de poser l'intention de garder les deux mondes séparés pour éviter que l'un dégorge sur l'autre. Lorsque l'entité « chat-lapin » de son monde de rêver se montra dans les rues de Los Angeles, une des associées de Donner-Grau la vit aussi et tomba malade pendant presque une semaine.
Les conversations sur la Tenségrité avec les gens amènent invariablement la question de savoir si les histoires racontées par Castaneda et ses compagnons sorciers sont des voyages réels ou si, au contraire, ils sont symboliques. D'après les quatre navigateurs, c'est aussi réel que ce monde que nous considérons être réel. Si réel, en fait, que l'un d'entre eux compare notre monde quotidien à une petite fenêtre dans laquelle nous regardons, en pensant alors que la fenêtre est tout ce qui peut exister. (Un souvenir flash de l'université : l'histoire de Platon à propos de personnes qui vivent dans une grotte et pensent que les ombres qu'ils voient sont le monde réel - le mythe de la grotte.)
Contrairement aux autres intervenants, qui étaient entourés d'une grande agitation en entrant dans la salle, Taisha Abelar apparut tranquillement sur scène. Se tenant seule, elle décrivit ses voyages au bord de l'Infini en compagnie d'un guerrier chien appelé Manfred lorsqu'il partit du monde, et de comment ce voyage changea sa vie pour toujours - une partie d'elle n'est jamais revenue. L'émotion et l'affection saturaient l'air ambiant, tandis que Abelar partageait avec nous ses derniers instants avec Manfred, un sorcier incarné dans le corps d'un chien, qui devint son maître, son compagnon, et son ami. Alors que Abelar parlait de Manfred, et plus tard de Castaneda, sa voix transmettait une immense affection et la puissance qu'elle disait exister quand l'affection vient d'un endroit de non attachement.
Une jeune femme mince qui affirma vivre dans deux mondes différents se présenta comme étant l'Eclaireur Bleu. Elle expliqua qu'il est pour elle difficile de garder du poids car elle est en mouvement perpétuel ; en tant qu'éclaireur, son rôle est d'être en avant. Dans ce monde, elle est la fille de Carol Tiggs et de Carlos Castaneda, dit la jeune femme. Puis, elle lut de la poésie écrite des années plus tôt par son père, qui exprimait les pensées et les sentiments d'un homme qui avait troqué sa vie académique pour le monde des sorciers. La propre poésie de l'Eclaireur Bleu émergea cette année dans le journal « Les Lecteurs de l'Infini » (anciennement « La Voie du Guerrier »), Un Journal d'Herméneutique Appliquée, qui est publié par Cleargreen Inc. (L'herméneutique, qui fut tout d'abord une méthode pour interpréter des textes souvent bibliques ou sacrés, s'adresse maintenant à des aspects historiques, sociaux et divers de notre monde.)
Une part substantielle de chaque séminaire se concentre sur l'apprentissage et la pratique des mouvements transmis par les anciens sorciers. Trois femmes amenèrent ces passes magiques au grand public en 1995 - Kylie Lundahl, Reni Murez et Nyei Murez. Alors identifiées comme les Chacmools (une catégorie maya de guerriers gardiens) à une collection de séminaires qui se tinrent à travers les Etats-Unis et au Mexique, le trio apparemment inlassable enseigna à des milliers de personnes à mettre les passes en application.
En décembre 1995, une restructuration majeure s'opéra au dernier séminaire de l'année à Anaheim, en Californie. L'unité chacmool fut dissoute et un nouveau format d'instruction fut établi au début de 1996. Réincarné en un groupe de six membres appelé les Traqueuses d'Energie, Lundahl, Murez et Murez enseignent les passes magiques, appariées à trois autres instructrices.
Richard Jennings, un ancien avocat d'entreprise de l'industrie du spectacle et actuel directeur exécutif de Hollywood Supports (à Los Angeles), a participé à presque tous les séminaires de Tenségrité depuis qu'il les piste sur l'internet. Sa première rencontre avec les « sorcières » de Castaneda au séminaire de printemps de l'institut Omega à New-York fut touchante : « J'ai eu cette expérience en conduisant qui est fondamentalement indescriptible », dit Jennings. « Cela a commencé avec le sentiment de ressentir à quel point tout autour de moi était vivant. J'ai ressenti l'histoire entière de Manhattan alors que je circulais dans le trafique de l'artère principale pour sortir de la ville. C'était juste un niveau de profonde conscience. »
Jennings affirme que pendant qu'il conduisait, il eut un aperçu sur chaque chose qu'il lui était arrivé jusqu'à ce jour. «J'ai soudainement su pourquoi j'avais fait tant de choses », remarqua t-il. D'autres problèmes furent clarifiés au cours du week-end. « J'avais été fasciné par les livres de Castaneda, mais j'avais beaucoup de doutes à leur sujet », dit le natif de Californie. « Ce fut vraiment à Omega que je fus convaincu qu'ils faisaient vraiment ce dont ils parlaient...qu'ils étaient authentiques. »
Un autre participant passionné, qui fut si ému par son premier séminaire qu'il déménagea jusqu'à Los Angeles pour assister au dernier intensif de trois semaines de cet été, eut une expérience mystique similaire. Mais la sienne survint avant tout autre séminaire. Après avoir convaincu un ami qui avait fait de la Tenségrité en Arizona de lui montrer à lui et à quelques amis certaines passes du séminaire, le groupe se rendit dans les montagnes. « Tandis que nous pratiquions sur cet affleurement rocheux surplombant une vallée, un petit renard vint vers nous. Nous étions en cercle et le renard s'approcha...puis alla vers chaque personne du cercle et les renifla tout comme l'aurait fait un chien ou un chat. Après ça, il repartit et s'assit un petit peu plus loin, et nous observa un moment alors que nous faisions les passes » dit le maintenant professionnel de la côte ouest.
Avec déjà trois séminaires à son actif en 1996 (le seul autre séminaire cette année était réservé aux femmes, « Le Corps d'Energie Femelle »), Jennings fit quelques comparaisons avec d'autres séminaires auxquels il a participé. « Oakland (19-21 avril 1996) posa un nouveau jalon. Cela a nettement amené les choses à un tout nouveau niveau. Chaque conférence individuelle des sorcières fut plus puissante, plus concentrée, comme je ne l'avais vu auparavant. Elles ont parlé de choses dont nous n'avions jamais entendu parlé avant. C'est Carol Tiggs qui a conclut. Elle était plus puissante que jamais...tissant tous ces fils ensemble, décrivant ses interactions avec don Juan, parlant de comment elle avait essayé de façonner sa perception des choses, de se débarrasser de l'ego... » Observa Jennings. Les passes apprises à Oakland amenèrent d'autres commentaires.
« Elles engendrent vraiment, plus que les passes antécédentes, un sentiment immédiat de silence intérieur. Elles sont plus courtes. Il y a un véritable ordre groupé », expliqua Jennings. Le groupe consiste en cinq échauffements et dix passes que les participants pratiquent, exclusivement durant le mois suivant, à la demande du nagual (Castaneda). Cela contraste avec le format général qui comporte relativement peu de contrainte.
Jennings remarqua également la réceptivité de l'audience. « Il y avait moins de jugement qu'avant, et cela a leur a permis (aux cohortes de Castaneda) d'aller plus loin et de nous raconter des choses qu'elles n'avaient pas été capables de nous dire avant. » Une référence faite au séminaire de janvier d'Oakland à propos du livre de navigation du sorcier refit surface au cours du week-end de Tenségrité d'avril. « J'avais l'impression qu'ils étaient en train de nous donner des chapitres en dehors de ce livre de navigation, si ce n'est le livre complet », dit Jennings. Le séminaire mit aussi l'accent sur l'importance de la récapitulation (un des sujets qui sera enseigné durant un séminaire d'une semaine, du 20 au 25 juillet).
« Jusqu'à l'année dernière, ils nous ont donné le premier niveau de Tenségrité pour commencer à aiguiser nos corps d'énergie », dit Jennings. « Mais pour aller vraiment plus loin avec ça, pour créer une nouvelle demeure pour notre énergie accrue, nous devons vraiment examiner toutes les rencontres que nous avons eues, la façon dont nous nous répétons à travers nos vies...et libérer l'énergie de toutes ces diverses situations. » Certains des changements que Jennings à notés en lui comme étant le résultat de sa pratique de la Tenségrité sont une perte de poids et la diminution de certaines compulsions ou de certaines mauvaises habitudes. « J'ai arrêté de manger du sucre, de consommer de la caféine et je me sens beaucoup plus sobre », dit-il. « Nous n'avons plus besoin de stimulants. Il s'agit d'options pratiques qui nous aident à nous ouvrir à ce qui nous entoure dans le monde, incluant l'énergie telle qu'elle s'écoule. »
Un autre commentaire habituel du séminaire sur les changements qu'il a expérimentés depuis qu'il fait de la Tenségrité : « J'ai arrêté de boire du café sur-le-champ. » Une augmentation de sa vitalité physique et une augmentation de son niveau d'énergie furent aussi remarquables après qu'il ait arrêté de boire du café. « La quantité d'énergie que vous avez semble être un facteur très important pour tout ce que vous faites, quel que soit le domaine exercé » remarqua l'homme. « Que ce soit pour la méditation, pour le travail, aller faire des courses ou quoi que ce soit d'autre - on prend plaisir à la vie. » J'avais pensé que la Tenségrité était un évènement local (Los Angeles). Quelle méprise ! Il y avait des gens venant d'Italie, de France, d'Argentine, du Vénézuéla, du Canada, du Mexique et au-delà. Certaines personnes avaient conduit toute la nuit depuis San Francisco ; d'autres avaient pris l'avion depuis divers endroits des Etats-Unis. Il y avait un enfant d'une dizaine d'années, et des personnes âgées de soixante-dix ans, un gros pourcentage d'hommes et une absence de costumes moulants aux couleurs vives, communs à beaucoup d'activités du sud de la Californie.
« Tout le monde a une idée différente », dit Mamishian, qui s'est souvent demandé pourquoi les autres faisaient de la Tenségrité et s'est interrogé sur les résultats qu'ils expérimentaient. « Ce qui leur arrive comme résultat de leur pratique de la Tenségrité est complètement différent. C'est quelque chose de très, très ouvert, et les intentions des gens sont très différentes. C'est comme une architecture ouverte », remarqua t-il. « Je ne bois plus de soda, mais j'ai eu des expériences qui ne peuvent être décrites qu'en terme psychédéliques, mais avec une différence - elles sont arrivées de façon complètement naturelle. Juste en économisant de l'énergie et en la redéployant de manière très spécifique. »
De même que la Tenségrité continue de se réincarner depuis l'année 1995 avec la disparition des Chacmools et la venue des Traqueuses d'Energie, une évolution constante apparaît comme certaine. « Ils changeront toujours. Cela ne sera jamais gravé dans la pierre », sourie un certain Mamishian. Quand j'ai entendu Castaneda parler pour la dernière fois, au cours d'une période de questions-réponses, quelqu'un demanda où était situé le point d'assemblage de la Terre. Castaneda fit une pause et réfléchit, il semblait sur le point de faire une plaisanterie. Puis, sérieusement, il dit : « Peut-être Los Angeles...je ne sais pas. Don Juan nous a laissé ici. »
Notes : La Tenségrité est dérivée d'un terme architectural combinant la tension et l'intégrité. Castaneda a estimé que ce terme convenait pour la version moderne et les enseignements des passes magiques, car elles incorporent une tension sélective et la relaxation de certaines parties clés du corps.
Copyright Octobre 1996, Sedona Journal
|
Publié à 01:20 le 1 septembre 2007 dans Séminaires de Tenségrité |
Lien |
|
|
Séminaire de Femmes - Mars 1996
Une Autre Perspective
Première Conférence de Carlos Castaneda
Les chaises avaient été installées comme d'habitude, en demi-cercle autour de la scène. Après une vérification de la sono, les Sorcières, l'Eclaireur Bleu, les Pisteuses d'énergie et d'autres femmes du groupe de Castaneda entrèrent et occupèrent toute la première rangée (là où ils s'assoient toujours), et quelques-unes d'entre elles s'assirent dans la deuxième rangée. Mais, pour la plus grande part, la deuxième rangée était ostensiblement vide - pas d'hommes. Ensuite, d'un pas énergique et rebondit - et avec un grand sourire - Carlos entra et monta sur scène. Après de longs applaudissements, il dit d'une voix affectée, et toujours avec un grand sourire : « Vous ne pensez pas qu'il soit étrange pour un homme de parler aux femmes de leur corps ? » Tout le monde éclata de rire. Puis, Carlos fit quelques déclarations amusantes à propos du fait que c'était pour lui effrayant de ne parler qu'à des femmes. Il étendit ses bras en avant, se pencha en avant, sourie, et scruta l'assistance : « Où sont mes amis ? » (Sous entendu ‘les hommes'.) Nous rimes, particulièrement quand il dit : « Je ne plaisante pas ! »
A un certain moment, Carlos dit que dans de précédents séminaires, il avait remarqué que certains hommes essayaient d'être « de gentils garçons et de faire plaisir à papa. » Après avoir dit ça, il se pencha en avant, balaya l'assistance du regard avec intensité et dit : « Mais je ne vois aucune gentille fille ici ! »
Carlos continua en définissant les concepts basiques abordés dans beaucoup de séminaires, comme le fait que les humains sont des percepteurs, que nous interprétons l'énergie, que la sorcellerie est une interruption du système d'interprétation, de l'importance des actions pratiques, etc. Il agrémenta tout cela avec quelques histoires très drôles.
Carlos dit que les hommes veulent une ‘môman' et que les femmes sont socialisées pour répondre à cela. A un moment, il marcha vers l'un des côtés de la scène, ouvrit grand les bras et supplia une des femmes de l'assistance : « Voulez-vous être ma môman ? » La femme fit non de la tête - au grand plaisir de l'assistance. Puis, avec un regard abattu et déprimé, il marcha vers l'autre côté de la scène et couina : « Rejjeeettééé... » Tout le monde ria.
La pince du micro de Carlos eut un léger disfonctionnement, et la femme avec des cheveux poivre et sel du groupe de Carlos s'approcha du bord de la scène pour l'aider. Il dut se pencher un peu afin qu'elle puisse ajuster le dispositif. Carlos avait les bras relevés pour qu'elle puisse travailler avec les différentes parties du micro, et il regardait le dispositif tandis que la femme bidouillait dessus. Alors Carlos réalisa que cela donnait un parfait exemple visuel de ‘maman venant en aide au pauvre bébé'. Carlos leva les bras encore plus haut, inclina sa tête, et sourie tout en regardant l'assistance. L'expression de son visage disait : « Vous voyez, c'est comme ça que ça se passe ! » Tout le monde rit.
Carlos dit que les mères traitent les garçons différemment. Il y eut un gros ‘bip' sonore à ce moment là, venant de la sono et tout le monde rit. Il dit que les mères ne font pas de plan pour le futur de leurs filles - elles espèrent juste que leur fille se mariera avec un type riche.
A un moment, nous avons entendu un bébé pleurer. Cela intéressa beaucoup Carlos et il demanda à l'assistance si ces pleurs venaient de l'intérieur ou de l'extérieur de la pièce. Je regardai derrière moi et vis une femme se lever et emmener une petite fille hors de la salle. Carlos tenta de lui faire un signe de la main pour la faire revenir - à l'évidence, il sentait qu'elle pensait que les pleurs étaient dérangeants. Il dit quelque chose, comme s'il se parlait à lui-même, à propos de l'enfant qui pleurait, que c'était peut-être un genre de signe.
Carlos raconta sa fameuse blague. Il dit qu'il y avait une blague qu'il trouvait très drôle, qu'il l'avait raconté à un autre séminaire, et il ne pouvait pas comprendre pourquoi personne ne la trouvait drôle. Puis il la raconta à la salle : « Un homme suit un perroquet dans la rue, et le perroquet se tourne et lui dit : ‘Pourquoi tu me suis ?', et l'homme dit : ‘Désolé, je croyais que tu étais un perroquet.' » La réponse à sa blague fut très diffuse. Carlos sourit et balança ses mains comme pour dire « Vous voyez, je vous avais dit que personne ne la trouvait drôle. » Après Carlos marcha vers l'autre côté de la scène et fit comme s'il allait essayer sa blague sur l'autre partie de l'assistance - peut-être que cette partie de la salle la trouverait drôle. Tout le monde rit à ses bouffonneries. Il parla du fait qu'il y avait beaucoup de gens qui discutaient à propos de sa blague sur internet - tout le monde essayait de savoir ce qu'il y avait de drôle.
Puis, il dit que cette blague du perroquet parlait de ‘dissonance cognitive'. Pour donner un autre exemple de dissonance cognitive, Carlos raconta l'histoire du fait de cracher. Comment don Juan lui disait, en voyant que Carlos ne crachait pas : « Tu avales ce truc ?! » Par la suite, dit Carlos, il essaya de cracher, et un jour il cracha accidentellement sur une femme, située dans une voiture à côté de lui, qui avait sorti la main pour tourner à gauche. Carlos nous dit qu'il avait finalement dit à don Juan : « Je m'en fous si je meurs ! Je ne cracherai plus ! » Tout le monde rit à gorge déployée. Carlos dit que c'était un exemple de dissonance cognitive pour lui - la tourmente qu'il avait ressenti à propos de cracher ou pas.
Carlos parla de la rivalité entre femmes - comment nous sommes socialisées à entrer en compétition pour les hommes. Il expliqua que les hommes sont ‘rares'. Carlos fit un mouvement de rotation avec son doigt. « C'est tout ce que nous sommes - juste ce petit truc. Les femmes sont massives et pérennes. Les femmes sont les véritables acteurs. »
Le point d'assemblage, d'après Carlos, a un côté brillant. Chez les femmes, ce côté fait face à l'intérieur, ou est légèrement tourné vers le côté. Chez les hommes, il fait face à l'extérieur. C'est pour cette raison que les femmes peuvent plus facilement atteindre le silence intérieur. Avoir le côté brillant vers l'intérieur signifie que les femmes peuvent couper l'alimentation. Il donna comme exemple le fait que les femmes qui sont abusées dans une relation semblent être capables de tolérer cet abus en ‘se débranchant'.
Il dit que les femmes n'ont jamais eu un système qui les supporte en tant que femmes. Quelqu'un demanda si le groupe croyait que les rapports sexuels étaient épuisants. Carlos dit que ce n'était pas tant le sexe lui-même, mais plutôt de faire la cour. Carlos dit que notre race arrivait à son extinction. Quelqu'un demanda pourquoi il s'inquiétait de ce qui pouvait arriver aux êtres humains puisqu'il n'était qu'un petit morceau de l'univers. Il dit avec passion que cela lui importait parce que les humains étaient ses compagnons et parce que nous étions des singes magnifiques. Regardant l'assistance, il dit que si un homme avait été présent, il aurait été ‘avalé'. A un moment, il nous regarda avec un air de crainte et d'estime sur le visage et décrivit ce qu'il voyait : « L'immensité grésillante des femmes. » Il fit un son de grésillement avec sa bouche. Tout le monde rit. On lui posa une question à propos de l'idée de faire un chèque en blanc. Il dit que donner un chèque en blanc n'exigeait pas que l'on soit présent.
Conférence de Taisha Abelar
Nous étions toutes assises sur le sol, en face de la scène du milieu, attendant la conférence de Taisha. Mais lorsqu'elle entra par l'autre bout de la pièce, il devint évident qu'elle avait pris la décision de parler sur la scène située de l'autre côté de la pièce. Tout le monde se remua afin de se retrouver dans une position où nous pouvions la voir et l'écouter. Au début, il y eut pas mal de problèmes avec la sono car les enceintes devaient être réarrangées. Pendant un moment, Taisha dut tester la sono et demander à l'audience si elle pouvait l'entendre.
Taisha nous dit qu'elle allait nous « tisser une histoire », et nous parler à un niveau profond. Elle dit qu'il y avait quatre filaments dans l'histoire qu'elle allait tisser. [Après la conférence, j'ai demandé à un certain nombre de femmes ce dont elles se souvenaient des quatre filaments. Cela me parut incroyable que presque personne ne s'en souvint, moi inclus. Mais l'opinion majeure était que les quatre filaments étaient - et pas nécessairement dans cet ordre : L'univers est féminin - Nous sommes des êtres qui vont mourir - Les femmes ont une « conscience profonde » - Il y a un univers parallèle : le monde des êtres inorganiques.]
La conférence de Taisha donna le sentiment d'être cousue main ; une histoire prudemment réfléchie avec une intention explicite. Taisha nous raconta la rencontre avec ses deux amis inorganiques (Globus et Phoebus) à l'époque où elle vivait dans les arbres. Elle dit qu'après la première fois où elle les avait vus, elle recherchait tout le temps les êtres inorganiques, et elle expliqua que cette recherche constante l'empêcha de les revoir durant un certain temps. La deuxième fois qu'elle les vit fut quand elle faisait une sieste sur la branche favorite d'un arbre. [D'ailleurs elle dit que nous pouvions faire la sieste en plaçant nos jambes autour d'une branche, nous allonger en avant, pour se reposer avec le torse sur la branche.] Taisha décrivit la masse des êtres inorganiques comme « des bulles de savon grésillantes. » Elle dit que nous pouvions passer nos mains à travers eux mais que lorsque l'un des inorganiques s'était posé sur elle, elle avait pu ressentir son poids.
Taisha dit que lorsqu'elle était redescendu des arbres, après avoir vécu si longtemps dans ceux-ci, elle avait du réapprendre à marcher. Les autres sorciers l'appelaient « la femme singe ». Elle imita sa façon de manger - attrapant des fruits dans les arbres comme un singe et les fourrant dans sa bouche. Après avoir vécu dans les arbres, les sorciers durent lui enseigner comment vivre à nouveau dans le monde ; ils lui apprirent à flirter et à se socialiser. Il y avait deux femmes du clan de don Juan qui avaient été élevées dans le luxe et qui furent de très bons professeurs pour lui enseigner ces domaines particuliers.
Taisha dit que les femmes étaient des tubes - des tunnels.
Elle dit qu'il y avait deux choses que nous pouvions faire avec les hommes : nous pouvions flirter avec eux comme un acte de folie contrôlée, et nous pouvions les pouponner comme des bébés car ils sont très faibles et fragiles. Elle dit aussi que nous ne devions pas flirter avec les hommes pour les contrôler.
Taisha, dans sa seconde conférence, parla de la récapitulation. Elle parla d'une femme qui avait un mari, des enfants et un travail, et cette femme était chagrinée de n'avoir pas le temps de récapituler. Taisha nous dit de choisir des choses comme faire la vaisselle pour récapituler durant cette activité. Par exemple, nous pouvions récapituler une chose différente à chaque assiette. Taisha dit que tout le monde faisait grand cas du fait qu'elle avait eu l'opportunité de récapituler dans une grotte, et les gens utilisaient le fait qu'ils n'avaient pas la même opportunité comme excuse pour ne pas récapituler. Taisha dit qu'en vérité, sa récapitulation dans la grotte n'avait pas été si puissante que ça. Elle dit que la plupart du temps elle faisait la sieste et rêvait éveillée.
Conférence de Florinda
Florinda, comme toujours, était très animée et énergique en parlant. Elle fit rire plusieurs fois l'audience à gorge déployée durant sa conférence, particulièrement quand elle parla d'offrir sa chatte au vent. Elle dit que la vieille Florinda était en colère car sa chatte était devenue plus grosse à cause de cela. Florinda dit que le vent n'est pas vraiment le vent mais « un courant d'énergie abstraite. » Je crois qu'elle a dit que la vieille Florinda avait corrigé le vieux nagual lorsqu'il parlait du vent à Florinda comme d'un courant - et la vieille Florinda était intransigeante sur le fait que le vent devait être décrit correctement comme une énergie abstraite et pas juste comme « le vent ».
Florinda décrivit la matrice comme un « organe pensant ».
Florinda dit qu'ils se référaient à don Juan comme au « vieux nagual », pas parce qu'il était vieux mais parce qu'il était le précédent nagual.
Puis, elle dit en souriant : « Vous n'imaginez pas tout ce que nous faisons pour que vous nous trouviez mignonnes. » Et elle dit avec énergie : « Pourquoi ne le ferions-nous pas ? Nous sommes des êtres esthétiques. »
Quelqu'un lui demanda pourquoi cela l'intéressait d'être une navigatrice de l'inconnu et elle répondit avec passion : « Parce que c'est excitant ! »
Florinda parla du comportement entourant l'acte sexuel (les comportements sociaux), comme étant plus délétères que l'acte en lui-même.
Florinda dit que les séminaires de Mexico et d'Oakland avaient presque tué Carlos. Elle dit qu'ils n'étaient pas guérisseurs - ce qu'ils faisaient c'était voir l'énergie telle qu'elle s'écoule.
Conférence de Carol
En parlant, Carol marchait d'un côté à l'autre de la scène, comme le faisait Carlos. Elle nous dit qu'il y avait eu beaucoup de discussions et de tintamarre parmi le clan de Carlos Castaneda juste avant sa conférence, à propos de détails logistiques et indiqua qu'habituellement ce n'était pas ainsi qu'elle aimait se préparer avant une conférence - elle préférait s'immerger dans le silence. Elle dit que puisqu'il y avait eu des discussions parmi le groupe, elle allait commencer la conférence en racontant une blague - ce serait une bonne façon de commencer. Elle dit que Taisha avait suggéré à Carol, avec enthousiasme, de raconter une histoire drôle à propos des êtres inorganiques. Carol dit, en souriant, que cette blague était très drôle pour Taisha et cela aurait marché pour elle de la raconter mais, d'une certaine façon, elle ne pensait pas que cela allait être bien reçu si elle nous la racontait. Puis elle entreprit de nous raconter la blague quand même. « Combien d'inorganiques faut-il pour changer une ampoule électrique ? Réponse : Aucun - car ils n'ont pas de mains. » Tout le monde rit. [En fait la façon dont elle amena la blague en racontant comment l'idée était venue à Taisha et le petit air taquin de Taisha rendit cette blague hilarante - ce fut un début remarquable.]
Rapidement, elle épia l'audience et se demanda à voix haute, et avec un sourire, s'il y avait des « espions » (des hommes) dans l'audience. Immédiatement après qu'elle ait dit ça, tandis que son regard scannait l'audience, son regard se posa soudain sur quelqu'un dans la foule et elle dit, toujours avec le sourire : « Ah oui, il y en a un ! » Tout le monde ria. Puis, elle continua sa conférence.
Carol décrivit l'utérus comme un outil d'évolution. Elle parla des différentes théories de l'évolution, comme le Créationnisme et les théories de Darwin, mais elle dit qu'il y avait des failles dans ces théories.
Carol définit quelques-uns des concepts que Carlos avait abordés durant sa conférence, comme par exemple le fait que nous sommes des perceveurs et que nous possédons un système d'interprétation. Elle dit aussi que l'utérus interprète l'énergie telle qu'elle circule.
Elle nous dit que les hommes doivent atteindre la totalité de leur être afin de percevoir l'énergie telle qu'elle circule et, à cause du fait qu'ils doivent travailler vraiment dur pour y parvenir, ils prennent de l'avance sur les femmes. Nous (les femmes) y accédons plus facilement car nous avons un utérus, cependant, c'est à notre désavantage, dans le sens où cela diminue cette habileté, car cela est très facile pour nous. Je crois que c'est Carol qui a dit que les femmes qui ont eu une hystérectomie ont aussi un grand avantage sur les autres femmes, en ce sens qu'elles doivent travailler plus dur - Le fait d'avoir eu une hystérectomie les rend plus désespérées - ainsi, elles ont plus de chances d'y arriver.
Carol dit que le silence active le pouvoir de l'utérus.
Elle dit que lorsque nous intentionnons quelque chose, une commande claire et sobre est nécessaire.
Carol raconta l'histoire à propos de son rêve avec Carlos, dans lequel elle se rendait dans un endroit de rêve, où Carol était la femme d'un homme qui était semblable à l'acteur Gerald Moore, dans la voix, l'apparence et les manières. Cette histoire nous fut racontée pour illustrer le fait que le système d'interprétation est activé dans ces situations de rêve. Carol nous raconta une autre histoire à propos d'une créature avec une grosse tête qui avait des jambes qui ressemblaient à des pattes d'insecte - et quelque chose à propos de voir des épaulettes tomber sur le sol. Je crois que c'était un autre exemple de comment le système d'interprétation entre en jeu - qu'il est difficile de maintenir la vision sans interpréter. Le fait que les épaulettes fassent partie de la scène lui montrait que son système d'interprétation avait été activé. | | | |